Nouvelle  escale à Edimbourg chez Isabel Dalhousie dans ce tome 7. Encore un séjour agréable en compagnie d’Isabel et de sa famille : son petit Charlie, son compagnon Jamie, sa gouvernante Grace et sa nièce lunatique, Cat.

Les charmants travers

Jalousie, lâcheté, égoïsme… Ce sont les petits défauts auxquels devra se frotter Isabel dans cet opus, qui porte cependant toujours un jugement compréhensif et plein de sagesse sur les autres. Sur un plan personnel, Isabel est proie aux affres de la jalousie : son jeune et beau conjoint, futur époux de surcroît, est convoité par une collègue qui n’a pas froid aux yeux. Isabel s’interroge donc sur la loyauté de celui-ci ainsi que sur son propre droit à douter de sa loyauté, démarche philosophique oblige…

Dommage cependant que les événements marquants de la vie d’Isabel fassent souvent l’objet d’une ellipse – la midinette que je suis voudrait assister au mariage… J’ai pris beaucoup de plaisir en tout cas à parcourir ce nouveau tome, qui est comme toujours, une flânerie au cœur de la ville, aux consonances philosophiques bien sûr, mais aussi artistiques, gastronomiques… Tout ce qui fait le sel de la vie. 

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p. 134 « La lumière qui nimbe celui que l’on aime ne brille pas aussi fort pour les autres. »

p. 166 « Les antibiotiques, c’est la fin de l’opéra. Ça peut changer tant de choses. »

p. 168 « On n’a pas besoin de justifier l’amour : il est là, c’est tout. Il arrive sans invitation, parfois sans raison. Il nous surprend quand on ne l’attend plus, quand on se croit le cœur fermé, quand on ne se sent pas prêt à l’accueillir. »

p. 191 « Comme tous les parents, il y avait tant de dangers dont elle aurait voulu le préserver. Les cactus devaient en faire partie. »

p. 192 « Ce n’est pas sur une analogie avec le vinaigre balsamique que l’on peut construire une éthique. »

p. 258 « C’est plus difficile d’aimer, mais c’est toujours préférable. »