Déception. J’ai peiné pour arriver au bout mais j’ai tenu bon.

Pompéi

Attilius, jeune ingénieur responsable du fonctionnement des aqueducs est envoyé dans la baie de Naples pour remplacer Exomnius, qui a soudainement disparu. Mais le jeune aquarius n’est pas au bout de ses peines : non seulement il éprouve des difficultés à imposer son autorité à son équipe, mais en plus, des phénomènes étranges se multiplient : l’afflux d’eau se tarit inexplicablement tandis que des bassins piscicoles se remplissent de soufre. Personne n’imagine être à la veille de la plus terrible éruption volcanique de l’histoire…

C’est un roman solidement documenté, qui fait de nombreuses références à la littérature antique : Vitruve, Sénèque, Pline l’Ancien, bien sûr, que l’on a le plaisir de rencontrer. Nul doute que Robert Harris a mené un travail d’investigation minutieux à travers les documents d’époque et le résultat est intéressant.

Le récit aborde la catastrophe sous un angle original, celui de la spectaculaire conduction d’eau, le tarissement des fontaines constituant les prémices du phénomène volcanique. Seulement, mon intérêt s’est vite émoussé. Je ne pensais pas arpenter les châteaux d’eau, citernes et autres aqueducs aussi longtemps. Le rythme est trop lent et l’éruption du Vésuve ne survient que dans la dernière partie du roman.

Bien que le personnage principal soit sympathique, il est bien trop absorbé par sa mission pour qu’on puisse s’attacher à lui. Et les autres personnages, hormis la douce Corelia bien sûr, sont repoussants. Vulgarité, cupidité et cruauté sont de mise chez les quelques Pompéiens que nous sommes amenés à côtoyer pendant quatre cents pages.

Ce n’est donc pas LE livre qui va me réconcilier avec les romans historiques ayant trait à l’antiquité. Dommage car le résumé de la quatrième de couverture était vraiment prometteur…

p. 78 « Derrière l’amiral, le Vésuve formait une pyramide naturelle parfaite, avec comme une fine couche de lumière en provenance des villas du bord de mer disposées à sa base. »

p. 116 « Plus ils naviguaient vers l’est, plus le Vésuve dominait le golfe. Les pentes proches de la base formaient une mosaïque de champs cultivés et de villas, mais à partir de la mi-hauteur, c’était une forêt profonde d’un vert sombre. De petits nuages blancs restaient en suspens, immobiles, au-dessus de son sommet pointu. »

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Nouvelle participation au défi de Soukee, Au coeur de la Rome antique !

Et aussi au challenge Mille Bornes livresque de Ladychouux !