Ne lisez surtout pas la quatrième de couverture si ce livre vous intéresse ! Tout ce qu’il faut savoir à mon avis avant d’ouvrir ce livre, c’est que trois jeunes colocataires, à peine sorties de l’adolescence, vont être confrontées à un tueur en série… Si on en sait davantage, il ne reste plus grand-chose à découvrir… Ce qui fut mon cas.

Le cueilleur de fraises

Ma lecture débutait sous les meilleurs auspices : en vacances en Allemagne, sous le « charme » de la couverture (cette fraise stylisée à l’extrémité de laquelle semble perler du sang), enthousiasmée par un style soigné.

Les personnages sont intéressants ; Carola, une jeune fille perturbée qui reprend peu à peu goût à la vie ; son amie Merle, passionnée par la cause animale et enfin, Jette, la narratrice. Jette est la fille d’Imke Thalheim, auteure à succès de romans policiers, totalement absorbée par le processus créatif (et qui a eu le bon goût d’appeler son chat noir Edgar en référence à Edgar Poe). Puis ce sera au tour du commissaire Melzig, empêtré dans ses problèmes conjugaux, de faire son apparition pour enquêter sur une série de meurtres. Sans parler bien sûr du mystérieux cueilleur de fraises… Le procédé narratif, dans l’air du temps, nous permet de découvrir l’intériorité de chacun des personnages, y compris celui du tueur.  

Et pourtant, la tension s’étiole au fil des pages. Non seulement en raison du résumé de la quatrième de couverture, mais aussi parce que l’intrigue est cousue de fil blanc. Un peu simpliste pour des adultes, glauque pour des adolescents… Une lecture qui ne fut pas désagréable mais loin d’être indispensable. Dommage…

Nouvelle participation au challenge de Sharon, Thrillers et polars !

challenge-thrillers-polars-2015-2016

3/5