« A défaut d'être heureux, il était occupé. »

 

Le jour où j'ai appris à vivre

San Francisco, de nos jours. Jonathan, courtier en assurances, mène une vie plutôt frustrante. Il voit sa femme Angela lui échapper et consacre tout son temps libre au travail au lieu de profiter. Mais une rencontre bouleverse sa vie : une diseuse de bonne aventure lui annonce brutalement, et sans plus de précisions, qu'il va mourir… D'abord abasourdi par la nouvelle, il décide de prendre du recul… « On ne réalise la valeur de la vie que lorsqu'elle est menacée. »

En parallèle, le lecteur suit les tractations d'un collège malveillant ainsi que le quotidien d'un voyeur qui filme ses voisins à leur insu et publie les vidéos sur internet.

C'est un roman agréable, qui fait beaucoup de bien ! Si je ne l'ai pas lu avec le même enthousiasme que L'homme qui voulait être heureux, je l'ai malgré tout dévoré en quelques jours. La formule reste la même, les romans de Laurent Gounelle comportent toujours ce qu'il faut de dépaysement et d'énergie positive. Ici, on peut profiter du climat de San Francisco. Le choix des Etats-Unis est peut-lié aussi au fait que les études sur le bien-être s'y sont développées.

Les personnages sont représentatifs d'une certaine attitude face à la vie : Jonathan est candide et engoncé dans un mode de vie mais va tenter de changer, au contraire de son collègue qui est purement avide et opportuniste ; il y aussi Gary, le pâtissier qui n'a plus foi en rien ou encore Ryan, l'asocial qui traque – ou invente – les défauts de ses contemporains et vit par procuration.

Alors bien sûr, l'intrigue ne réserve pas beaucoup de surprises, le cheminement de Jonathan étant assez prévisible mais on suit tout de même avec plaisir son parcours initiatique, à la recherche de son équilibre et même du sens de son existence auprès de sa tante Margie. On se glisse facilement dans la peau de Jonathan et on écoute volontiers les bons conseils de Margie...

On glane avec plaisir ici et là des vérités universelles qu'il est bon de se voir rappeler de temps à autre : « Bien vivre, c'est se préparer à mourir sans regrets. » J'ai été particulièrement sensible à celle-ci, qui me paraît tellement vraie : « Mais on vit dans une société où l'on dit rarement aux gens le bien que l'on pense d'eux. On a beaucoup de pudeur à l'exprimer et, finalement, beaucoup de retenue : chacun garde secrètement en soi ses opinions positives comme des graines qu'on laisserait se dessécher au fond de sa poche au lieu de les semer ou de les confier au souffle du vent, à la terre et à la pluie »… Je me suis sentie en phase avec le message positif du roman, même s'il est parfois difficile de suivre ses véritables envies...

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« La vie est ainsi : on est loin de se douter que ce que l'on voit comme un problème est en fait parfois… la solution ! »

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Une lecture en adéquation avec mes attentes du moment : je découvre le magazine Flow ; Le philosophe qui n'était pas sage m'attend dans mon petit sac de voyage ; enfin, je viens de recevoir de la part de Nath 3 kifs par jour ! Autrement dit, il n'y a plus qu'à mettre en application !

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