Le Jardin blanc est un roman américain de Francine Matthews, de son nom de plume Stephanie Barron.

 Stephanie Barron est célèbre pour une série qui met à l'honneur Jane Austen en tant que personnage littéraire. « J'ai la manie d'inventer des histoires, le plus souvent sur des personnalités qui ont eu des vies bien remplies, et qui seraient furieuses à l'idée d'avoir été l'objet de mes embellissements : Jane Austen, la reine Victoria, Virginia Woolf. » Je compte justement lire le premier tome bientôt, Jane Austen à Scargrove Manor. Jane Austen mène l'enquête !

Le jardin blanc

Octbre 2008, la paysagiste américaine Jo Bellamy franchit les grilles du jardin blanc à Sissinghurst, dans le Kent. Objectif : prendre note des différentes espèces qui y poussent afin de le reconstituer à l'identique pour son riche patron, aux Etats-Unis. Mais lorsqu'elle visite ce jardin conçu par la romancière Vita-Sackville West dans les années 1930, elle fait une découverte qui pourrait non seulement expliquer le suicide brutal de son grand-père trois mois auparavant mais aussi bouleverser le monde littéraire. En effet, celui-ci aurait travaillé à Sissinghurst pendant la guerre, et côtoyé Virginia Woolf dans ses derniers instants...

En cette période printanière – en dépit du temps -, et qui plus est en plein mois anglais, cette lecture m'est apparue comme incontournable ! Il est agréable de déambuler dans les allées du jardin blanc sur les traces des fantômes de deux célèbres romancières anglaises. Le rythme, assez paisible malgré les interrogations soulevées par l'enquête de Jo, conforte cette sensation de promenade.

La paysagiste rencontre chemin faisant des personnages bien caractérisés (Imogen, la jardinière revêche mais droite, Peter, l'expert doux et rêveur, Margaux, l'universitaire égocentrique et opportuniste…). Coïncidence amusante, le dernier numéro de Flow consacrait un article au groupe de Bloomsbury, ce qui m'a permis d'évoluer en territoire familier…

A la fin de l'ouvrage, dans une note, Stephanie Barron se livre à ses lecteurs en toute humilité pour expliquer la genèse du Jardin blanc, montrant que les romancières sont des êtres de chair et d'os comme nous, avec leurs tourments et leurs difficultés. J'ai apprécié cette marque de confiance qui me donne envie de poursuivre la découverte de son œuvre.

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 Underneath a weeping silver pear tree.

Mois anglais organisé par  Lou et Cryssilda !

Mois anglais saison 5