« Les chroniques pétillantes d'une famille indienne à Paris. »

 

Dinde de Noël

Un récit enlevé, où les anecdotes, les épisodes et les chapitres se succèdent à un rythme effréné.

Bienvenue chez les Tandoori !

Vikash met sa famille en émoi lorsqu'il obtient un poste au Crédit Lyonnais, qui lui permet rapidement de s'acheter une Porsche puis un trois-pièces dans un beau quartier. A la fierté succède alors la suspicion du père pour qui la voiture de luxe devient un signe évident de dépravation.

Puis c'est au tour de Mounir de faire des siennes en s'entraînant sans relâche dans l'espoir de devenir la « Meilleure star » des années 2000. Tout cela est vu à travers les yeux malicieux de Faiza, la petite dernière, qui n'a de cesse de faire tampon entre les différents membres de la famille avec un dévouement sans limite.

Tous les personnages sont fort sympathiques, parce qu'ils cherchent à trouver leur voie et donnent le meilleur d'eux-mêmes. Tous sauf Jamal, le père, qui tout en faisant des efforts désespérés pour s'intégrer fonctionne comme un patriarche tout-puissant, renvoyant vite sa femme aux fourneaux. Mais à travers l'humour et le burlesque se posent de vraies questions d'actualité : l'intégration culturelle donc, qui s'incarne dans le récit à travers l'obsession de la famille pour la cuisine française, à leurs risques et périls ! Mais aussi le poids de la tradition et des préjugés. La téléréalité, qui promet monts et merveilles aux jeunes d'aujourd'hui.

Le récit est solidement ancré dans la vie parisienne des années 2000 ; pour les plus jeunes, cela peut paraître daté par moments, mais pour qui les a connues, c'est un retour dans le passé plutôt rafraîchissant. Une lecture idéale en ce jour de Marathon de Noël, divertissante, courte et malgré tout enrichissante !

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p. 69 - le Mont-Saint-Michel ? a fait notre tante.

- Le truc perché sur un caillou avec un peu de flotte autour, lui a répondu aussi sec l'oncle Hitesh.

p. 75 « Vikash a tendu le couteau à fromage à l'oncle Hitesh. L'armistice allait avoir lieu sur l'autel du camembert. C'était un moment historique. »

 

p. 80 « Il était fou ce père mais, sans cette folie, je n'aurais pas su le reconnaître et savoir dans quels bras me jeter. »

 

p. 105 « En une seule soirée, il était inconcevable de perdre un père et une dinde. »