Ce roman a la particularité de s'ouvrir sur deux prologues, l'un violent, l'autre plus léger. Ensuite, le lecteur fait la connaissance de Lino qui vient de perdre son cousin. Ancienne championne de natation, elle entretient une relation particulière avec son grand-père, auquel elle rend souvent visite. Elle l'encourage même à créer un blog afin de partager sa passion pour la botanique. Mais un jour, ce dernier est retrouvé assassiné après avoir réussi la floraison d'une ipomée jaune, une fleur qui n'existe plus depuis longtemps… Persuadée qu'il existe un lien entre cette fleur et le meurtre, Lino décide de mener l'enquête. Elle va bientôt faire la connaissance de Gamo Sota, un étudiant qui va l'aider dans ses démarches.

La fleur de l'illusion

 

Comme vous peut-être, je passe Un mois au Japon en ce moment. Et le temps passe bien agréablement quand on se plonge dans ce roman. Si on atteint rapidement la vitesse de croisière, il y a en tout cas quelque chose dans l'atmosphère qui donne envie de poursuivre la lecture, de cheminer page à page en compagnie des personnages pour lever le voile du mystère : comment une simple fleur aurait pu provoquer l'assassinat d'un homme ?

Le titre ne trouve son explication que dans les toutes dernières pages tandis que le dénouement explique la raison d'être des deux prologues, qui bien qu'apparemment sans rapport avec l'intrigue (notamment le premier) sont en réalité étroitement liés à celle-ci. Alors que le roman en lui-même semble assez linéaire à première vue, il est habilement construit et la clé du mystère est aussi recherchée qu'inattendue.

Lino et Sota constituent un duo attendrissant, l'une cachant une blessure qui l'a amenée à renoncer aux Jeux Olympiques, l'autre encore imprégné de son premier amour si fugace, tous deux fort sympathiques. Deux jeunes tout juste adultes qui se cherchent encore et qui trouveront leur voie en dénouant les fils de cette intrigue enchevêtrée.

 

Conclusion ? Les autres romans de Keigo Higashino sont déjà dans ma wish-list ! Je pense que cet été je vais osciller entre polars suédois (voir mon billet sur Le Prédicateur !) et japonais !

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Le festival d'ipomées d'Iriya

« La foule se pressait aux abords du sanctuaire de Kishimojin qui était décoré de lanternes de papier. »

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« Cette fête, qui a lieu la septième nuit du septième mois, célèbre le seul jour de l'année où deux amants représentés par deux étoiles se rencontrent. »

« Et un jour il m’a dit que je pouvais cultiver toutes les fleurs que je voulais, mais que je ne devais en aucun cas essayer de produire des ipomées jaunes. Quand je lui ai demandé pourquoi, il m’a répondu que l’ipomée jaune, c’est la fleur de l’illusion. »

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Le Skytree, tour de radiodiffusion à Tokyo, 2ème plus haute structure autoportante du monde, évoquée dans le roman.

Un mois au Japon organisé par Lou et Hilde

Le mois japonais