p. 296 « Nous étions faits de l'étoffe des légendes – vampires, sorcières, chevaliers. Mais il y avait une réalité troublante à affronter. »

 

Le livre perdu

Diana Bishop, une jeune Américaine historienne des sciences, descend d'une longue lignée de puissantes sorcières. Pourtant, elle se refuse à utiliser la magie qui a coûté la vie à ses parents, décédés de manière mystérieuse en Afrique alors qu'elle était enfant. Jusqu'au jour où elle parvient à consulter un livre énigmatique, l'Ashmole 782, qui est l'objet de mire d'un certain nombre de créatures, vampires, sorcières et démons confondus. Diana s'aperçoit alors qu'elle est épiée par un vampire qui ne la laisse pas indifférente, Matthew Clairmont...

Voilà une lecture de saison ! Commencé début octobre, ce roman m'a tenu compagnie tout au long du challenge Halloween. Très dense (plus de 500 pages en grand format et 800 pages en poche!), il a nécessité une lecture attentive ; j'ai donc pris le temps de le savourer à petites doses pour ne pas en perdre une miette.

L'univers construit par Deborah Harkness est fascinant. Diana perçoit une infinité de sensations : intuitions fugitives, température, souffle annonçant la présence d'un démon, télépathie... J'ai été particulièrement sensible à l'évocation des parfums, constitutifs de la personnalité de chacun. Ainsi, Matthew exhale la girofle et la cannelle tandis que la sauge, le soufre et la jusquiame sont l'apanage des sorcières.

L'intrigue est plus foisonnante qu'il n'y paraît ; au-delà de la romance attendue entre la jeune sorcière et le vampire expérimenté, Le livre perdu des sortilèges apparaît aussi comme un roman d'apprentissage et un roman ésotérique. Diana va en effet apprendre peu à peu à maîtriser la magie qui émane d'elle. La magie, trouve d'une certain manière, un étayage scientifique à travers l'étude de l'ADN de Diana, trouvant par là même une forme de crédibilité. Les références à l'alchimie et aux ordres Croisés – Templiers, chevaliers de Saint-Lazare – étoffent un univers déjà riche en l'inscrivant dans une histoire quasi-millénaire. L'évocation d'ouvrages rares – comme l'Aurora Consurgens – séduira tous les amateurs de livres anciens. La maison de tante Sarah est un bijou d'inventivité : les vivants côtoient les fantômes, la maison fait claquer les portes lorsqu'elle veut « s'exprimer » et fait même apparaître des pièces au gré des événements.

Enfin, le lecteur voyage beaucoup aux côtés de Diana ; de la Bodleian library à Oxford à l'Auvergne en passant par les Etats-Unis...

C'est décidé, je lis le tome 2 pour le challenge Halloween 2019 !

 ***

p. 164 « J'entends votre sang de sorcière couler dans vos veines, murmura-t-il à mon oreille. Saviez-vous que le sang des sorcières fait de la musique ? Comme une sirène qui enchante le marin, l'enjoint à virer de bord vers son rocher, l'appel de votre sang pourrait être fatal, à moi comme à vous. »

 

p. 326 « Si je devais choisir, murmurai-je, je préférerais n'avoir passé qu'une seule nuit avec vous que des siècles avec un autre. »

Prolongations chez Lou et Hilde !

1214649307