Depuis que j'ai découvert Vienne en compagnie de Max Liebermann, je n'ai de cesse d'y retourner !

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Vienne, 1903. Alors que le psychiâtre Max Liebermann et son ami l'inspecteur Oskar Rheinhardt valsent avec leurs cavalières respectives, ils apprennent qu'un élève de l'école militaire Saint-Florian a été retrouvé mort. Même si l'autopsie conclut rapidement à une mort naturelle, Oskar décide, non sans mal, de continuer à enquêter. De son côté, Max prend conscience de ses sentiments pour Amelia Lydgate, une ancienne patiente devenue une collaboratrice occasionnelle et surtout une amie mais hésite à franchir le cap...

J'ai mis du temps cependant à entrer dans l'intrigue de ce tome 3, qui se déroule pour l'essentiel dans une école militaire perdue au fond des bois, loin des fastes de Vienne. Et cela d'autant plus que certaines scènes de harcèlement, pour ne pas dire de torture, sont très dérangeantes. Heureusement, le duo Max-Oskar fonctionne toujours et nous régale de moments musicaux. Sur le plan sentimental, si c'était le calme plat pour Max depuis sa rupture avec Clara et son attirance non avouée pour Amelia Lydgate, il va cette fois connaître les affres de la jalousie. Et je dois dire qu'il m'a déçue... Je le croyais moins volage...

Rumeurs, adultère, faux-semblants et désirs inassouvis au programme...

Je m'étonne toujours de l'habileté de Frank Tallis à mêler contexte historique (à petites touches), recherches scientifiques (les tests aux taches d'encre d'avant Rorschach), ésotérisme macabre (Erzsébeth Bathory), couleur locale (Venise à Vienne) et bien sûr, psychanalyse (Freud apparaît en personne, présentant des éléments des conférences que le personnage historique a vraiment tenues), tout cela allié à un vrai suspense. C'est sans doute pour toutes ces raisons que je meurs d'envie de lire le tome 4... Mais pour l'instant, place aux British Mysteries chez Lou !

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Une petite faim ? Faites votre choix au café Demel :

"écorces confites, animaux en massepain, fondants et boules de gomme, énormes tartes couvertes d'une épaisse couche de chocolat, petits gâteaux au gingembre, loukoums, Vanillekipferl, meringues, pots de crème à la framboise et pots de coulis d'abricot, compote de poires, pièces de monnaie enveloppées dans du papier doré ou argenté, Gugelhupf, Apfelstrudel, fruits enrobés d'une pâte craquante, luisants de confiture, feuilletés et Kärtner Reindling. Au milieu de cette profusion, un gâteau rectangulaire couvert d'un glaçage jaune abondant reproduisait le palais de Schönbrunn." (p. 265)

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