Cecilia, mère de famille accomplie dans une banlieue chic, jongle avec toutes les activités qui lui incombent avec succès : enfants, carrière, mariage. Mais tout bascule lorsqu'elle découvre par hasard une lettre écrite par son mari, à n'ouvrir qu'après sa mort. Quand elle en parle à ce dernier, celui-ci devient très nerveux et la supplie de ne pas l'ouvrir. Cecilia saura-t-elle résister à la tentation ?

Tess mène une existence paisible entre son petit garçon Liam, son mari Will et sa cousine adorée Felicity. Mais ce jour-là, Will et Felicity ont un aveu à lui faire...

Rachel a perdu sa fille il y a une trentaine d'années dans des conditions dramatiques. Elle vit dans le souvenir, tout en imaginant une vie parallèle où sa fille aurait pu vieillir et fonder une famille. Elle reporte toute son affection sur son petit-fils Jacob, sans pour autant renoncer à l'idée de trouver un jour le meurtrier de Janie.Le destin de ces trois femmes va se croiser inéluctablement dans les rues de Sydney.

Le secret du mari

J'ai beaucoup vu ce livre circuler sur la blogosphère les années précédentes et j'ai eu envie de le découvrir à mon tour. Il m'a fallu un peu de temps pour entre pleinement dans l'action ; habituellement, je préfère les romans qui me permettent de m'évader plutôt que des récits ancrés dans le quotidien, comme c'est le cas ici. Adultère, mensonges, révélations gênantes, je n'étais pas forcément enthousiasmée par cette intimité forcée avec les personnages. Pourtant, insensiblement, j'ai été happée par la perspective de découvrir le fameux secret. Et puis il faut reconnaître que le roman est bien construit. Chaque chapitre est centré sur un personnage féminin et s'interrompt à un moment crucial qui nous oblige à poursuivre. En presque cinq cents pages, les langues vont se délier et les secrets être éventés, en à peine une semaine, jusqu'à l'apothéose du dimanche de Pâques.

Jusqu'ici, j'ai lu plusieurs romans australiens que j'avais particulièrement appréciés pour le dépaysement qu'ils offrent La mémoire des embruns et La maison des hautes falaises de Karen Viggers ; Une vie entre deux océans de M. L. Stedman  ; ici, même si l'action se déroule à l'autre bout de la planète, on se sent chez soi car l'accent n'est pas mis sur la culture ni le folklore. C'est un peu dommage d'ailleurs. Tout petit élément de dépaysement : Pâques marque le début de l'automne, hémisphère sud oblige, et l'on mange des brioches bien beurrées ce jour-là !

Verdict ? Une lecture parfaite pour l'été, facile, addictive, qui donne envie de suivre cette auteure de près.

D'autres avis par ici : Riz-Deux-ZzZ, Pauline, MissMolko