« Le cercle de pâtisserie du Tenshôen... J'ai toujours fait des gâteaux. Parce que sinon, la vie était trop dure. Faire des gâteaux, c'était un défi, et un combat. » (p. 138)

Les délices de Tokyo

Sentaro est le gérant peu motivé d'une petite pâtisserie de dorayaki. Il a abandonné son rêve de devenir écrivain pour sombrer dans un marasme où l'indifférence le dispute à la mélancolie. C'est alors que surgit de nulle part la vieille Tokue, qui va le convaincre de fabriquer lui-même le an, la pâte de haricots qui accompagne les dorayaki. Non seulement le succès est au rendez-vous, mais Tokue va surtout apprendre à Sentaro à écouter la voix des haricots...

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Les délices de Tokyo est un récit surprenant. J'attendais un roman gourmand qui me permettrait de me familiariser avec le cuisine japonaise que je ne connais pas si bien que ça. J'attendais également un récit d'apprentissage, centré sur la transmission et l'amitié. Et c'est d'ailleurs le cas mais pas seulement. J'ai découvert une page de l'histoire japonaise récente à travers le destin bouleversant de Tokue. Je n'en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte, mais disons que l'histoire prend une direction inattendue et met à l'épreuve l'humanité et la tolérance de Sentaro. La vie de Sentaro va être bouleversée, mais c'est finalement celle de Tokue qui devient le centre de l'attention. A vrai dire, je pensais découvrir un livre plus léger, feel good, influencée par le titre et les jolies couleurs de la couverture et donc j'ai été agréable surprise par la gravité qui s'empare peu à peu du récit.

Ce roman a fait l'objet d'une adaptation au cinéma que je n'ai pas vue.

 

Un roman touchant et vite lu que j'ai découvert en mars à occasion du mois japonais chez Lou et Hilde, même si, honte à moi, j'écris mon billet seulement maintenant...