Rien de tel qu'un cosy mystery - qui plus est conseillé par la regrettée M. C. Beaton - pour débuter le mois anglais. Petits meurtres en héritage est le premier tome des Mystères de Honeychurch.

Petits meurtres en héritage

  « Je considérai avec surprise la jeunesse de Vera et sa tenue de cuir. Les gouvernantes avaient fait du chemin depuis le terne uniforme noir porté par madame Hughes à Downton Abbey. »

J'ai lu ce petit roman il y a plusieurs semaines. Le confinement m'a amenée à renouer avec ma liseuse numérique qui était à l'abandon depuis quelques années : j'avais très envie de lire ce petit roman dont j'avais vainement cherché la version papier en librairie pendant les vacances de février. Il a suffi d'un clic !

Kat Stanford, spécialiste des antiquités à la télévision, se trouve au coeur d'un scandale et décide de quitter son travail. Elle dit donc adieu à Londres et part rejoindre sa mère. Cette dernière semble être partie sur un coup de tête s'installer dans le Devon, alors qu'elle est veuve depuis peu. Après être arrivée bon gré, mal gré, dans le petit village de Little Dipperton, Kat s'aperçoit que sa mère a emménagé dans un cottage sordide et écrit depuis des années des romans érotiques sous un nom d'emprunt. Alors qu'elle est entourée de membres du personnel du château hargneux voire hostiles, Kat va finir par découvrir pourquoi sa mère tient vraiment à s'installer à Honeychurch. Mais le danger rôde…

Voilà un court roman qui m'a bien changé les idées, à tel point que j'ai récemment reçu le tome 2.

J'ai aimé la relation conflictuelle et néanmoins touchante de Kat et de sa mère qui donne lieu à des dialogues toniques. Si le mystère est bien présent dès le début avec la disparition de Gayla, la nurse qui s'occupe de Harry au château, le suspense n'est pas forcément au rendez-vous mais qu'importe, ce qui l'emporte, c'est surtout la dynamique des relations.

Juste un petit bémol en ce qui concerne la description du domaine de Honeychurch ; au départ, j'ai été charmée (et j'ai découvert au passage le nom des séneçons) car on se fait une idée vraiment précise des lieux, données importantes si le décor a toujours son importance dans la suite de la série. Mais à la longue, les descriptions l'emportent vraiment trop sur l'action. Séneçon commun — Wikipédia

Double vie, secrets de famille : la mère de Kat n'en finit pas d'étonner son lecteur (et sa fille). L'intrigue est un peu poussive, mais si on aime flâner dans la campagne anglaise et boire un thé en compagnie de la gentry locale, le tout assaisonné d'un ou deux meurtres, on ne peut être que ravi. Hannah Dennison sème des petites graines qui ne demandent qu'à fleurir dans le tome 2. C'est une lecture légère et bien agréable que je vous conseille !

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« La maison paraissait à la fois intimidante et inhospitalière. Son architecture aurait pu être décrite comme relevant du « néoclassicisme », avec son fronton palladien, mais, à en juger par les quatre rangées de hautes cheminées surplombées de pots décoratifs octogonaux, je soupçonnais qu’elle renfermait un bâtiment bien plus ancien, très probablement un manoir de l’ère Tudor. »

« Une photographie encadrée des noces du prince William et de Kate Middleton trônait au milieu. Ma mère était obsédée par la famille royale, lubie dont mon père et moi avions coutume de plaisanter. »

« Maman a eu un accident de voiture, elle est tombée dans une bouche d’égout, s’est fracturé le pied aux toilettes du rez-de-chaussée quand le réservoir est tombé du mur, elle a fait un plongeon à travers son parquet et a échappé de justesse à une électrocution. Je continue ? »

Le mois anglais chez Lou, Titine et Lamousmé !

 

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