La bibliothèque de Northanger

04 décembre 2016

Dinde de Noël et Tandoori

« Les chroniques pétillantes d'une famille indienne à Paris. »

 

Dinde de Noël

Un récit enlevé, où les anecdotes, les épisodes et les chapitres se succèdent à un rythme effréné.

Bienvenue chez les Tandoori !

Vikash met sa famille en émoi lorsqu'il obtient un poste au Crédit Lyonnais, qui lui permet rapidement de s'acheter une Porsche puis un trois-pièces dans un beau quartier. A la fierté succède alors la suspicion du père pour qui la voiture de luxe devient un signe évident de dépravation.

Puis c'est au tour de Mounir de faire des siennes en s'entraînant sans relâche dans l'espoir de devenir la « Meilleure star » des années 2000. Tout cela est vu à travers les yeux malicieux de Faiza, la petite dernière, qui n'a de cesse de faire tampon entre les différents membres de la famille avec un dévouement sans limite.

Tous les personnages sont fort sympathiques, parce qu'ils cherchent à trouver leur voie et donnent le meilleur d'eux-mêmes. Tous sauf Jamal, le père, qui tout en faisant des efforts désespérés pour s'intégrer fonctionne comme un patriarche tout-puissant, renvoyant vite sa femme aux fourneaux. Mais à travers l'humour et le burlesque se posent de vraies questions d'actualité : l'intégration culturelle donc, qui s'incarne dans le récit à travers l'obsession de la famille pour la cuisine française, à leurs risques et périls ! Mais aussi le poids de la tradition et des préjugés. La téléréalité, qui promet monts et merveilles aux jeunes d'aujourd'hui.

Le récit est solidement ancré dans la vie parisienne des années 2000 ; pour les plus jeunes, cela peut paraître daté par moments, mais pour qui les a connues, c'est un retour dans le passé plutôt rafraîchissant. Une lecture idéale en ce jour de Marathon de Noël, divertissante, courte et malgré tout enrichissante !

***

p. 69 - le Mont-Saint-Michel ? a fait notre tante.

- Le truc perché sur un caillou avec un peu de flotte autour, lui a répondu aussi sec l'oncle Hitesh.

p. 75 « Vikash a tendu le couteau à fromage à l'oncle Hitesh. L'armistice allait avoir lieu sur l'autel du camembert. C'était un moment historique. »

 

p. 80 « Il était fou ce père mais, sans cette folie, je n'aurais pas su le reconnaître et savoir dans quels bras me jeter. »

 

p. 105 « En une seule soirée, il était inconcevable de perdre un père et une dinde. »

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Marathon de lecture de Noël

 

7h05

Je me lève tout doucement dans la maison endormie pour rejoindre les lectrices qui sont plongées dans ce marathon de lecture depuis vendredi soir.

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La photo n'est pas très nette mais bien sûr il fait encore noir par ici !

Au programme donc, Le petit livre de Noël dont j'ai lu une bonne partie. Je vous montrerai quelques illustrations vintage que j'aime beaucoup !

1001 secrets de Noël pour dénicher des idées de bricolage

Noël russe, un bel album qui se trouve sur ma table de nuit depuis des années

Dinde de Noêl et tandoori, un court roman pour la jeunesse

Et Noël sanglant à Notting Hill de Deborah Crombie que j'ai terminé et que j'aimerais bien chroniquer aujourd'hui...

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Et chez vous, quelles lectures, quelles douceurs au menu ?

 11h29 

Après une petite pause (voir photo) et diverses activités liées à ma fonction de Maman, me voilà  de retour ! J'ai eu le temps de lire Dinde de Noël et Tandoori -bon, d'accord il était court ! Un roman pour la jeunesse très drôle et enlevé mais qui pose des questions intéressantes sur la société  actuelle :  la réussite sociale, l'intégration d'une famille indienne à Paris et la téléréalité... Je vous le conseille...

Page 96 : "C'était les fêtes de fin d'année et notre mère, dans sa bonté originelle ou sa folie destructrice, se mit en tête de cuisiner une dinde de Noël pour épater son monde."

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 Maintenant donc, les traditions russes au menu ainsi que Le petit livre de Noël qui est passionnant et surprenant. Ce que je peux vous dire c'est que dorénavant, je ne verrai plus les sucres d'orge du même oeil...

11h57

Une fois n'est pas coutume : je chronique un livre le jour même ! Si vous voulez connaître les Tandoori, c'est par ici !

 

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03 décembre 2016

Dada 211

Grâce à la dernière sélection Masse critique sur Babelio, j'ai reçu un numéro de Dada, cette revue pour les jeunes – et les moins jeunes - créée en 1991 et consacrée à l'art. Au menu de ce numéro, l'architecture contemporaine.

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Après une définition de l'architecture dans sa dimension historique, le lecteur découvre les multiples facettes de l'architecture contemporaine, en particulier : la Cité manifeste à Mulhouse dont les toits sont surmontés de serres aménagées en espaces à vivre lumineux, mais aussi un building abritant une université technologique à Sidney, imaginé par Frank Gehry ou encore les thermes de Vals en Suisse, qui jouent sur les textures et les effets de lumière.

 Building de Frank Gehry à Sydney

Comme toujours dans cette revue, la mise en page est à la fois stylisée et épurée, le tout rehaussé par des photos de bonne qualité, et le tout émaillé de jeux de mots inventifs (mouvement Dada oblige!) et de textes synthétiques.

Ensuite, deux bricolages pour mettre en pratique les concepts découverts dans les pages précédentes. Puis le décryptage d'une œuvre méconnue, Le Déluge de Charles Gleyre, exposé au musée D'Orsay au printemps dernier.

N'étant pas férue d'architecture contemporaine mais plutôt tournée vers le passé (l'Art nouveau en particulier), j'ai néanmoins été ravie de pouvoir mettre mes tablettes à jour et pourquoi pas, de me laisser séduire par des œuvres audacieuses (en particulier Frank Gehry).

 

Merci à Babelio et aux éditions Arola pour cet agréable moment !

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27 novembre 2016

Challenge Il était quatre fois Noël

 

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Comme chaque année, je m'inscris avec grand plaisir à ce challenge organisé par Chicky Poo et Samarian pour anticiper un peu les festivités.

Quelques lectures au menu :

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Un documentaire de la collection "Le petit livre" avec la jolie tranche dorée

Un petit roman pour la jeunesse

Et un roman policier...

 

 J'espère bien pouvoir participer au marathon de lecture du week-end prochain. Pour moi, ce sera dimanche !

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20 novembre 2016

A l'orée du verger, Tracy Chevalier

Cela fait longtemps que je suis de près la carrière de Tracy Chevalier. J'ai lu tous ses romans sauf Prodigieuses créatures (et ça ne saurait tarder). Cette romancière a le don de nous transporter dans des régions du monde différentes, à des époques variées et dans des milieux fort dissemblables (la tapisserie, la peinture, les quakers, les suffragettes, etc.) Après mon coup de cœur récent pour La dernière fugitive, j'ai tenu à découvrir rapidement le petit dernier A l'orée du verger.

 

A l'orée du verger

1839, Ohio. Les Goodenough mènent une vie austère et laborieuse dans les marais de l'Ohio. Au travail incessant s'ajoutent les conflits intimes des époux Goodenough qui trouvent leur expression privilégiée dans le choix des pommes à cultiver. Douces et sucrées pour monsieur, amères pour madame afin de faire du cidre. Il faut dire que Sadie a sombré dans l'alcoolisme pour supporter une vie difficile qui lui a pris cinq de ses dix enfants, emportés par la fièvre des marais. Le récit suit lentement son cours, adoptant tantôt le point de vue de James, tantôt celui de Sadie (qui elle, raconte à la première personne).

Dans une deuxième partie, le roman prend une tonalité et un style différents. Robert, l'aîné des enfants, prend son envol et sillonne les Etats-Unis, s'exilant toujours plus à l'ouest en pleine fièvre de l'or. Pendant ce temps, le lecteur se demande évidemment ce qui a pu se produire au sein de la cellule familiale, le récit nous menant vingt ans en avant.

Enfin, la troisième partie m'a touchée bien davantage, mais chut… Lisez-le plutôt !

Je partageais cette lecture commune avec C'era una volta qui est plus enthousiaste que moi à vrai dire ! Pour ma part, j'ai eu du mal à me plonger dans cet univers assez sombre par moments. Malgré les malheurs endurés par Sadie, on a du mal à éprouver pour elle de la sympathie et à comprendre certains de ses agissements. Alors heureusement, il reste l'aspect documentaire qui est bien présent sans être pesant, sur la greffe des arbres, la collecte des graines, etc. Les voyages de Robert nous permettent également de traverser les Etats-Unis à ses côtés et d'observer un pays en pleine expansion au cœur du XIXème siècle.

Comme le titre le laisse supposer, le verger, ou en tout cas les arbres qui le peuplent vont jouer un rôle crucial et rester le fil conducteur de cette histoire, l'héritage familial qui bon gré, mal gré, va permettre à Robert et à sa sœur Martha de donner du sens à leur vie. Peut-être que j'aurais été davantage convaincue par cette histoire qui est finalement très émouvante, si les débuts n'avaient pas été aussi glauques. Après il faut reconnaître que Tracy Chevalier a le mérite d'avoir changé de registre, et même si pour moi cette lecture n'a pas été magique comme ce fut le cas pour La dernière fugitive, il était intéressant de découvrir une nouvelle facette de son talent pour raconter des histoires atypiques.

Merci à toi C'era pour nos échanges riches et stimulants qui m'ont permis de donner une chance à ce roman même s'il ne m'a pas totalement emportée !


06 novembre 2016

No impact man, Colin Beavan

New York, 2006. Colin Beavan a toujours été sensible à l'écologie, mais un beau jour, il décide de passer à l'action. Son objectif : réduire au minimum son empreinte sur l'environnement pendant un an. Après avoir convaincu sa femme, il supprime progressivement tout ce qui est nuisible à l'environnement, d'une manière ou d'une autre : d'abord les plats à emporter, truffés de plastique. Ensuite, il se contraint à marcher ou faire du vélo plutôt que d'emprunter les transports en commun. Il en vient même à se passer d'électricité, utilisant un petit panneau solaire pour alimenter son ordinateur et partager son expérience sur son blog. Ce changement de vie ne va pas sans difficulté puisqu'il il lui faut tenir compte des besoins des autres. En renonçant à l'avion par exemple, il se condamne (lui mais également les autres) à voir sa famille moins souvent.

No impact man

Se passer de presque tout le confort de la civilisation à New York, dans un immeuble de dix étages, la gageure est de taille ! No impact man est non seulement une expérience enrichissante, très agréable à lire, mais aussi un document solidement étayé avec une impressionnante bibliographie à l'appui. L'auteur ne cache pas les difficultés à mener un projet d'une telle ampleur, dans un environnement aussi tentateur. Les habitudes ont elles aussi la vie dure : comment se passer de café par exemple ? L'alternative n'est pas toujours séduisante. Il y a bien sûr quelques ratés, quelques déconvenues. Mais globalement, Colin Beavan et son épouse sont satisfaits de revenir à un rythme de vie plus authentique. Et même si l'expérience prend fin au bout d'un an, leur vie reste marquée par la réflexion menée.

J'ai lu ce livre au mois de mai, juste après Zéro déchet de Bea Johnson et avant de me plonger dans Famille (presque) zéro déchet. Inutile de dire qu'après ce genre de lecture, on a envie d'agir à son tour. J'ai donc commencé à réfléchir à une consommation plus raisonnée, qui me permettrait d'alléger ma poubelle, de consommer moins de produits industriels, et ce sans dépenser plus. Voici le résultat de nos aventures...

 

Ce qui a changé depuis quelques mois :

  • les boissons : adieu le soda d'une célèbre marque américaine, bonjour kéfir ! Et finalement, cela ne me manque pas. En revanche, le sac de recyclables s'est considérablement allégé ces derniers temps !

  • La charcuterie, le fromage : je prends tout à la coupe, en quantités plus adaptées à nos besoins plutôt que de remplir le réfrigérateur à la louche. Bon j'avoue, je n'ai pas encore de contenants adaptés, mais je cherche. Me passer du papier (non recyclable) du rayon coupe, c'est ma prochaine étape !

  • Le fromage râpé par mes soins

  • La lessive et l'adoucissant faits maison. La lessive est certes compacte (je la recueille à la petite cuillère pour la mettre directement dans le tambour) mais elle sent merveilleusement bon l'huile essentielle de lavande !

  • Le détergent pour lave-vaisselle maison en suivant la recette de Bea Johnson

  • Pour le liquide vaisselle je cherche toujours la formule idéale. Quoi que je fasse, il est toujours trop épais. Je crois que je vais renoncer.

  • La brosse à vaisselle en bois

  • Des éponges en fibres recyclées

  • Des gourdes de compote réutilisables. Au niveau de l'ouverture, on n'est pas encore au point et les vêtements reviennent éclaboussées de compote ou de jus de tomate, mais on y travaille !

  • De l'huile essentielle de palmarosa comme déodorant (et ça marche !). Seulement deux gouttes par jour pour une efficacité inattendue.

  • Du bicarbonate de soude comme shampoing. Il paraît qu'à la longue, c'est abrasif, mais pour l'instant tout va bien. Je teste aussi le shampoing solide que je trouve efficace, si ce n'est qu'il laisse les cheveux emmêlés. Sinon, je suis à la recherche de la formule magique concernant le shampoing maison car celui que j'ai obtenu ne fait que graisser les cheveux...

  • Les flacons de gel douche et de savon liquide (en quantités industrielles dans mon placard) progressivement remplacés par des savons (en emballage papier ou même sans emballage à l'épicerie bio).

  • Des disques démaquillants lavables en lieu et place du coton. Même le sachet d'emballage était compostable !

  • Le pain : plus de pain sous vide « au cas où » mais quatre gros pains par semaine achetés et congelés dans une taie, merci Bea Johnson ! Si si, je l'ai fait !

  • Plus de papier film, plus d'aluminium. On stocke les restes dans des bocaux en verre (comme ça on voit ce que c'est) ou dans un bol fermé par une soucoupe, comme chez mes grands-parents.

  • Les yaourts sont faits maison depuis longtemps ; lorsque je doit en acheter, je les prends dans des petits pots en verre (et ils ne sont pas légion dans les rayons...)

  • Et pour les produits que je suis bien obligée d'acheter tout prêts de temps à autre (jus de fruits, conserves, thé, cacao, etc., je privilégie les emballages en verre et en métal).

 

Quelques produits polluants qui font de la résistance pour l'instant : la pâte brisée toute prête, les céréales pour les enfants (curieusement, le muesli en vrac de la boutique bio n'a pas eu de succès...), les croquettes pour chats, les biscottes...

 

Bilan : beaucoup de changements, mais peu de bouleversements au final. Il me suffit de savoir ce que je dois acheter et où (vrac à l'épicerie bio, pâtes dans des boîtes en carton dans n'importe quelle grande surface, pain le samedi à la boulangerie, etc.). J'achète parfois des produits un peu plus chers mais en plus petite quantité et j'ai l'impression de gaspiller beaucoup moins. Bien sûr il y a quelques moments de découragement (quand on voit l'ampleur du rayon yaourts dans des emballages polluants ou alors la débauche de plastique dans les magasins de jouets). Malgré tout, nous maintenons le cap ! On a le sentiment d'essayer de faire mieux, même si on est encore très loin du zéro déchet...

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02 novembre 2016

Bilan du mois d'octobre

Chaque année, octobre est placé sous le signe d'Halloween, des potirons et des premiers froids. Malheureusement, je n'ai pas eu le temps de faire beaucoup de lectures terrifiantes, je me rattraperai l'année prochaine !

Les lectures du mois

Ma cousine Rachel, Daphné du Maurier, une lecture qui m'a vraiment envoûtée

Ma cousine rachel

Remède de cheval, le deuxième tome des enquêtes d'Agatha Raisin, un pur régal !

Remède de cheval

Le livre dont vous êtes encore la victime d'Arthur Ténor, une petite déception

Le livre dont vous êtes encore la victime

Louis le Galoup de Jean-Louis Marcastel, pour frissonner au coin du feu

louis le galoup

Tragédie à l'Everest de Jon Krakauer, un récit passionnant qui m'a donné envie de poursuivre mon exploration des montagnes himalayennes (toujours au coin du feu s'entend...)

Tragédie à l'Everest

Le liseur du 6h27 : il m'a fallu du temps pour entrer dans cet univers un peu grisâtre, et puis finalement j'ai beaucoup aimé.

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Le journal de Phyllis McCormack pendant la famine en Irlande de la série "Mon histoire", un livre très joli et instructif.

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J'ai également lu la moitié du dernier roman de Tracy Chevalier, A l'orée du verger, mais je n'ai pas du tout accroché alors que La dernière fugitive fut un coup de coeur, dommage !

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Les films et séries du mois

Game of thrones, saison 1 (je sais, j'ai quelques années de retard...). Je ne suis sûrement pas la plus grande fan de cette série, mais je m'immerge tout doucement dans l'univers hostile des sept royaumes... Et les acteurs sont vraiment convaincants.

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Everest, le film qui m'a certainement le plus chamboulée ce mois-ci (je l'ai vu trois fois en deux semaines, ça n'est donc pas peu dire !)

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Effets secondaires de Steven Soderbergh, un thriller psychologique prenant.

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Cerise, une comédie atypique qui se déroule en Ukraine

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Alice, De l'autre côté du miroir

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Les Incorruptibles, un film culte que je ne connaissais pas du tout !

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 Quelques projets pour ce mois de novembre :

- la suite de Game of thrones bien sûr

- et puis préparer tout doucement Noël... Je commence tout juste Noël sanglant à Notting Hill de Deborah Crombie. Pour l'instant je trouve les personnages principaux un peu lisses, pas particulièrement attachants. Est-ce que certains d'entre vous connaissent cette série et l'apprécient ?

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31 octobre 2016

Louis le Galoup, Jean-Luc Marcastel

Premier tome d'une saga qui en compte cinq, paru pour la première fois en 2005.

louis le galoup

Louis et Séverin, les fils du chevalier de Marfon, mènent une vie austère aux confins de l'Auvergne. Leur père est une brute qui les malmène au point de les faire dormir dans une grange glaciale et pleine d'araignées. Qui plus est, un fléau s'abat sur la région dès les premières pages : une créature monstrueuse dévaste les troupeaux en une seule nuit. Dans ces territoires pétris de superstitions, on songe immédiatement à la Malebeste, un monstre façonné par le diable dans la Brèche, une chimère épouvantable qui demande chaque nuit son tribut. Bientôt, la Malebeste fait irruption dans la cour du chevalier de Marfon. Louis, en plus d'affronter la bête au-dehors, découvre bientôt qu'il doit aussi affronter un monstre intérieur, celui qui l'habite, le galoup

« Des yeux de loup, bien sûr, aussi jaunes et brûlants que des soleils venimeux, luisants d'une terrible fringale, d'une sauvagerie toute animale… Mais il y avait aussi autre chose, un reflet d'humanité coupable qui rendait ce regard plus terrible et tragique à la fois... » (pp. 14-15).

Cette saga est estampillée jeunesse, ce qui ne l'empêche pas de se révéler passionnante pour les adultes. La langue en effet est magnifique, volontairement surannée, champêtre, travaillée, poétique. P. 16 « Les branches chuchotaient aux feuilles bavardes quelque secret de sève. »

Le mythe du loup-garou trouve un nouveau souffle dans cet univers médiéval sombre mais fascinant, où l'on explique le moindre événement par l'intervention du surnaturel. « Ce fut ce que l'on appela les Maljours, quand la lumière se maquilla en nuit, que les montagnes vomirent des torrents de lave, que les maisons s'effondrèrent comme gravats sur la tête de leurs habitants. »

Le rythme est lent, on sent que les ingrédients de la saga se mettent en place doucement ; le lecteur découvre en même temps que Louis l'univers des galoups et leurs sombres secrets...

 C'était bien sûr une lecture tout indiquée en cette période d'Halloween : « Il est des choses, mon enfant, dont on ne doit pas parler à moins de se trouver entre quatre murs et derrière une porte bien verrouillée, même en plein jour. » (p. 54)

Halloween 2016

***

« ça se déchaînait déjà, là-haut, à l'ouest, à coups de fourches étincelantes et hargneuses qui vous tisonnaient les sommets. » (p. 100)

« L'obscurité lui était fresque, une fresque peinte de mille odeurs qu'il se régalait de humer : le vert acide et dilué de l'herbe trempée, le brun musqué des arbres et du sous-bois, le piquant insipide de la roche. » (p. 116)

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Notre journée d'Halloween

Aujourd'hui est une journée particulière...

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Jack O' Lantern est en train de se faire une beauté et apparaîtra dans quelques instants... En même temps, noous regardons Hocus Pocus histoire de se plonger dans l'ambiance.

 

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Le chaton participe aux festivités en faisant une sieste sur le canapé !

Quant à moi, revêtue de ma robe de sorcière et de mon collier de "ronces", je m'apprête à faire les courses pour le repas de midi.

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Rendez-vous un peu plus tard pour une chronique sur Louis le Galoup !

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Et chez vous, quelques réjouissances halloweenesques ? :)ì

Halloween 2016

17h44 : ma journée ne s'est pas déroulée comme prévu... Heureusement, plus de peur que de mal, et j'ai quand même eu le temps de chroniquer mon roman, juste à l'instant : c'est par ici ! Tant pis pour les tranches de potiron rôties que je voulais vous présenter, ce sera pour l'an prochain !

18h40 : deux petites photos pour terminer ! Minet fête Halloween et Jack O'Lantern millésime 2016 !

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16 octobre 2016

Le livre dont vous êtes encore la victime, Arthur Ténor

Le livre dont vous êtes encore la victime est le deuxième tome de la saga. Valentin, un adolescent mal dans sa peau qui trouve son quotidien trop banal, a adopté le look gothique. Un jour, il découvre à son tour la fameuse librairie du Styx. Là, un vieux libraire étrange lui propose de casser sa tirelire pour acheter un livre extraordinaire, appelé à changer sa vie du tout au tout. Attiré par le « côté obscur », Valentin se laisse tenter et commence l'expérience en choisissant le nom du personnage qu'il veut incarner dans le livre, Darken le vampire. Mais bientôt, il se rend compte qu'à la nuit tombée, Valentin laisse la place à Darken. Ses aventures nocturnes, dont il ne garde qu'un vague souvenir, s'écrivent au fur et à mesure dans le livre, qu'il consulte au petit matin. Commence alors pour lui une double vie qui ne va pas sans poser de problèmes...

Le livre dont vous êtes encore la victime

Il s'agit de la lecture idéale en cette période d'Halloween. Tout y est : l'objet maléfique, le diable, les créatures de la nuit. Pourtant, j'ai trouvé ce récit moins original et moins prenant que l'opus précédent. Certes, le malaise de l'adolescence y est bien exprimé ; Valentin est seul, rejeté par les autres. Le mythe du vampire est réactualisé, ce qui n'est pas inintéressant. Mais le roman est plus sombre et la tension moins présente. Valentin découvre sa nouvelle vie de vampire et doit composer avec, mais il n'a pas de défi à relever comme c'était le cas dans le premier volume où le héros devait accomplir les ordres qui apparaissaient mystérieusement dans le livre. Heureusement, la fin apporte une touche de lumière à un ensemble assez glauque.

Halloween 2016

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