La bibliothèque de Northanger

10 juin 2019

La Sirène, Camille Läckberg

« Quatre hommes, quatre amis. Un mort. Quel était le point commun entre eux? » (p. 217)

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La Sirène est à la fois le sixième tome de la saga Erica Falck et Patrik Hedström mais aussi le titre du premier roman publié par Christian Thydell, bibliothécaire de Fjällbacka et ami d'Erica, par un curieux jeu de mise en abyme.

Lorsque commence la campagne promotionnelle de l'ouvrage, Christian est déstabilisé par la réception d'une lettre de menace. Et il n'est pas le seul : deux comptables de la ville, Erik et son collègue Kenneth en reçoivent également. Erica ne va pas pouvoir résister à la curiosité et commence à mener l'enquête en toute discrétion. De son côté, Patrik Hedström est préoccupé par la disparition de Magnus Kjellner, un père de famille paisible dont le corps est bientôt retrouvé figé dans la glace...

Alors que le roman s'ouvre comme souvent sur un prologue à glacer le sang s'ensuit une jolie scène de complicité entre Erica et sa sœur Anna, qui sont toutes deux enceintes. Erica attend des jumeaux tandis qu'Anna va avoir son troisième enfant avec Dan, après avoir échappé à un mari violent. Et c'est un moment de plaisir rare car les couples heureux ne sont pas légions dans ce récit. Louise est trompée par Erik depuis des années ; Sanna est tenue à distance par un époux secret ; Kenneth essaie d'adoucir les dernières semaines de sa femme atteinte d'un cancer ; Cia est dans l'expectative depuis que son mari est porté disparu... J'avoue, j'ai trouvé ce récit vraiment très sombre, avec son lot d'épouses injustement traitées, de noirceur et de maltraitances diverses. Et sans trop en dire, j'ai vraiment été partagée entre horreur et compassion pour le coupable.

Quelques passages plus légers m'ont fait sourire, ceux où le commissaire Mellberg, à l'incompétence notoire au poste de police, se rachète une conduite en s'adonnant aux joies du baby-sitting et devient un grand-père de substitution pour Leo, le petit-fils de sa compagne Rita. « Il alla dans le salon, posa Leo sur le canapé et après avoir fait quelques tours de scotch autour de la couche, il contempla son œuvre avec satisfaction » (p. 90). C'est sans doute le plus grand plaisir que je retire de la lecture de cette série : suivre l'évolution des personnages secondaires, voir les relations s'étoffer, se complexifier, les collègues de travail de Patrik devenir parents tour à tour. Les séquences qui leur sont consacrées sont même presque trop peu fréquentes, au profit des tribulations de personnages peu recommandables comme Erick qui m'a profondément agacée. Mais là, c'est mon côté fleur bleue qui ressort : je n'aime pas les personnages masculins cyniques et égoïstes.

***

Comme j'ai découvert cette saga par le tome suivant, Le gardien de phare, je pourrai donc aller directement au suivant d'ici peu : La faiseuse d'anges. Pour l'heure, je vais me consacrer au mois anglais qui bat son plein chez Lou et Titine.

Ma copinaute Nath a, je crois, été intriguée par la fin dramatique de ce tome et a déjà emprunté les deux suivants. Merci Nath, pour cette lecture commune !


05 juin 2019

Le charmant cottage d'Amelia, Abby Clements

Amelia est professeure de lettres dans un quartier difficile de Londres. Elle partage un petit appartement avec son mari Jack et leur chat Dexter. Lorsqu'elle redécouvre la liste des rêves à réaliser avant trente ans qu'elle avait rédigée dans sa jeunesse avec son amie Carly, elle s'aperçoit qu'il lui en reste un : s'installer à la campagne. Progressivement, l'idée fait son chemin et Amelia parvient à convaincre Jack de se mettre en quête du cottage idéal. Mais tout n'est pas si simple...

 

Le charmant cottage

Voilà un petit roman sympathique et sans prétention qui m'a bien changé les idées ces jours-ci. On suit avec plaisir les péripéties de ce couple qui cherche à changer de mode de vie en dépit des obstacles. Le fait qu'Amelia soit professeur m'a d'emblée enthousiasmée car c'est un métier que je rencontre finalement assez peu dans mes lectures ; les difficultés rencontrées par Amelia au travail m'ont donc fait sourire. D'ailleurs, ayant moi-même fait un cheminement assez semblable, une prof citadine qui a dû s’habituer à la vie champêtre, je me suis tout à fait retrouvée dans cette histoire.

 

Les personnages sont assez lisses  en revanche ; Amelia reste d'un calme olympien quand tout va mal tandis que Jack sait toujours trouver les mots, jusqu'à ce que... Ceci dit, même si j'ai trouvé certains dialogues un peu aseptisés et que je n'ai pas vu venir la crise, je n'attendais pas non plus une peinture des mœurs conjugales du XXIème siècle donc j'ai fini par m'attacher à eux sans me poser de questions. Ce qui compense leur relation un peu superficielle – à mon avis -, c'est la relation d'Amelia avec sa jeune soeur Mirabel, plus complexe pour le coup ainsi que l'histoire d'Eleanor, la précédente propriétaire du cottage atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Une histoire pétillante, parfois un peu trop légère à mon goût mais que j'ai réussi à savourer en ce mois anglais ! Merci Rosehill cottage pour l'invitation !

 

03 juin 2019

Le mois anglais, huitième édition

Un petit billet express avant de partir au travail pour officialiser ma participation au mois anglais, un rendez-vous que j'attends toujours avec impatience.

Le mois anglais a déjà commencé chez Lou et Titine. Si vous voulez en savoir plus, c'est par ici ! En ce qui me concerne, j'ai prévu quelques petites lectures... J'ai déjà terminé Le charmant cottage d'Amelia que je chroniquerai sous peu.

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L'heure tourne, je dois filer mais je reviens très vite !

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11 mai 2019

Le club des veuves qui aimaient la littérature érotique, Balli Kaur Jaswal

« Ses sens étaient maintenant submergés par la couleur des kameezes, les froufrous du tissu et les crayons qui tapotent, l'odeur de parfum et de curcuma mêlés » (p. 24)

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Nikki est une jeune femme britannique sikhe qui s'est opposée à sa famille en arrêtant ses études de droit et en quittant le domicile familial. Elle travaille désormais dans un bar avant de trouver sa voie. Le jour où elle va déposer une petite annonce pour sa sœur Mindi, au Gurdwara de Londres, elle découvre elle-même une offre de recrutement. Il s'agit de donner des cours d'écriture à un groupe de veuves. D'abord tentée par l'aventure, Nikki est très vite refroidie lorsqu'elle comprend que ses élèves ne maîtrisent pas l'anglais et qu'en fait d'écriture créative, il s'agit de leur apprendre à lire. Mais très vite, les dames se lassent de l'apprentissage de la langue et proposent d'imaginer des histoires, qui seront enregistrées puis transcrites : des histoires érotiques qui leur permettront de faire revivre de bons souvenirs ou au contraire, de vivre par procuration ce qu'elles n'ont jamais connu...

Sous une couverture acidulée et un titre volontairement provocant se cache en fait un tableau de la condition féminine actuelle de la communauté sikhe. On voit les générations se heurter, les anciens préférant que leurs filles consentent à un mariage arrangé. D'autres jeunes filles au contraire, adoptent un mode de vie occidentalisé. C'est le cas de Nikki, qui refuse que l'on intervienne dans ses affaires de cœur et qui entend faire ses propres choix. Sa sœur aînée, quant à elle, tente de concilier tradition et modernité : infirmière, elle compte bien continuer à travailler une fois mariée. Mais elle souhaite aussi faire un mariage arrangé avec un jeune homme qui aurait les mêmes convictions et plairait à sa famille. Parmi les veuves, on retrouve la même diversité de caractères et de sentiments. Cerise sur le gâteau, les récits imaginés par les veuves émaillent le récit de fantaisie ; et on se prend d'amitié pour ces femmes qui se sentent enfin autorisées à rêver, voire à vivre selon leurs souhaits.

Mais au sein de la communauté, les « Frères » veillent à ce que les femmes se comportent de manière décente – selon leurs propres critères. L'existence du club est donc menacée dès sa naissance. Nikki s'intéresse également au destin de Maya, la fille de l'autoritaire Kulwinder, qui a engagé Nikki. Maya s'est en effet suicidée peu après son mariage. Nikki ne tarde pas à comprendre qu'il y a anguille sous roche et tente d'en savoir plus, quitte à se mettre en danger.

Une touche de mystère, un soupçon de romance, deux points de vue antithétiques – celui de Nikki et celui de Kulwinder –, une galerie de personnages variés et un cadre que je rencontre – à tort – assez peu dans mes lectures : coup de cœur inattendu pour ce roman que j'ai acheté sans trop savoir à quoi m'attendre.

25 avril 2019

Sauvage par nature, Sarah Marquis

Sauvage par nature

« Je vais me lancer dans cette plaine ouverte, comme on se lance à la mer sur un radeau de sauvetage. Il n'y a aucun abri apparent, par un rocher, pas un arbre, par un village sur plusieurs centaines de kilomètres » (p. 76)

J'ai découvert dans un numéro de Flow l'histoire de Sarah Marquis, une aventurière suisse qui parcourt le monde à pied depuis une vingtaine d'années. Elle a déjà raconté son expérience dans Déserts d'altitude et L'aventurière des sables. L'extraordinaire destin de D'joe est consacré à son chien qui l'a accompagnée sur une distance de 10 000 kilomètres.

Dans Sauvage par nature, Sarah Marquis traverse l'Asie et achève son périple de trois ans en Australie. L'essentiel du récit se déroule en Mongolie, où les tempêtes le disputent au manque d'eau et où les mauvaises rencontres alternent avec les bonnes. A côté de l'indifférence ou de l'hostilité, il y a aussi parfois la solidarité, lorsqu'une compréhension tacite prend le pas sur l'obstacle du langage et sur les différences de mode de vie. Mais il faut reconnaître que le plus souvent, on ne réserve pas un très bon accueil à une femme qui voyage seule. Pas après pas, on suit l'incroyable parcours semé d'embûches de la narratrice. Le récit, découpé en chapitres eux-mêmes subdivisés en paragraphes munis d'un titre évocateur, est mené au présent, ce qui permet de vivre l'action en même temps que Sarah Marquis. Tout au long de ma lecture, j'ai bien sûr pensé à Wild de Cheryl Strayed, lu il y a quelques années. Le personnage de Sarah est cependant plus mystérieux et plus discret, en quête d'absolu.

 

Tout comme j'ai été fascinée pendant une période par l'ascension de l'Everest, je suis aujourd'hui admirative de ceux qui osent mener une vie radicalement différente, sans artifice, en osmose avec la nature et avec le rythme biologique du corps humain. Le temps prend alors une autre dimension et même une autre signification : « Les nuits et les jours se succèdent au point que j'en perds le nombre. Seule la lune me garde informée de ce que je dois savoir et rien de plus. » (p. 76). Plus rien ne compte, en-dehors de la marche et du ravitaillement, et surtout, de la communion avec la nature, même lorsqu'elle est inhospitalière.

Pour moi qui n'ai jamais quitté l'Europe, le dépaysement est total :

p. 86 « Les jours se succèdent, la steppe change de couleur. Par moments, elle me fait penser à un gâteau multicouche. Ce n'est ni framboise ni citron, mais plutôt un ambre chaleureux superposé de tous les verts possibles associés au ciel bleu d'ici : si franc et uni. » (p. 86).

p. 88 « La Mongolie est ainsi. Sa beauté se respire. C'est son espace, son absence de limites, son absence de tout, de routes, de clôtures, de règles. Plus on s'en éloigne et plus on la voit. Je suis complètement hypnotisée par la beauté des steppes. »

p. 181 « La Taïga est prenante et magnifique, j'aime cette forêt dense et vibrante.

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  Le rainbow bee eater qui vit en Australie

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10 avril 2019

Avant la tourmente, Anne Perry

« La civilisation ne tient qu'à un fil, capitaine Reavley, un fil désespérément ténu, une fine couche de vernis, mais elle représente tout ce qui nous sépare des ténèbres. » (p. 233)

Avant la tourmente

Juin 1914, entre Londres et Cambridge. Joseph, pasteur enseignant les langues bibliques à l'université Saint-John et Matthew, agent des services secrets, apprennent que leurs parents viennent de se tuer dans un accident de voiture. Matthew révèle à Joseph que leur père détenait un document secret, susceptible de bouleverser l'Europe entière. Sa mort est-elle liée à ce document ou bien le vieil homme avait-il perdu l'esprit ?

Cela faisait un moment que je voulais commencer cette saga dont Nath m'a dit le plus grand bien. Mais il faut reconnaître qu'après l'enthousiasme du début, j'ai eu un petit moment de lassitude arrivée à mi-parcours car je ne voyais pas bien où on allait. La mort suspecte des parents, naturellement au centre des préoccupations des deux frères, est bientôt suivie du meurtre d'un étudiant à l'université, meurtre qui accapare ensuite l'attention de Joseph. Mais il lui faut encore du temps avant de se décider à enquêter... Le rythme est donc assez lent. Ensuite, je m'attendais à ce que le contexte historique soit davantage exploité puisqu'on se doute que le choix du mois de juin 1914 pour situer le début de l'action est loin d'être anecdotique. Mais les événements historiques sont présents essentiellement en toile de fond car les deux frères sont trop absorbés par leur chagrin pour y prêter attention. On finit cependant par comprendre que les événements de cette période trouble ont joué un rôle déterminant dans le destin des parents Reavley.

Mais malgré ces petites réserves, j'ai bien envie de lire le tome 2. J'aime la façon dont Anne Perry donne vie à ses personnages ; en effet, ils nous deviennent tous familiers très rapidement et on n'a aucun mal à se les représenter grâce à une multitude de détails précis mais glissés naturellement dans le récit (style vestimentaire, apparence, description des intérieurs), y compris les personnages que nous ne faisons que croiser. J'aime bien retrouver ce trait de plume d'une série à l'autre.

Et bien sûr, l'histoire de la famille Reavley ne s'arrête pas là : nous n'avons fait qu'apercevoir Hannah ; quant au personnage de Judith, il me semble tout à fait prometteur ! Son caractère affirmé et son anti-conformisme laissent supposer qu'elle va s'engager d'une manière ou d'une autre lors de la guerre. Et je me suis attachée au personnage de Joseph qui me rappelle Sidney Chambers par bien des côtés ! Je suppose que ce premier tome met en place les éléments essentiels qui vont être développés par la suite. Donc, c'est décidé, je lirai la suite d'ici quelques mois !

 ***

p. 80 « Il était épuisé à la fin de la journée et ravi, après le dîner, de quitter le réfectoire, avec ses fenêtres à vitraux, ornées des armoiries des bienfaiteurs remontant au début du XVIème siècle, son magnifique plafond en bois, aux solives dorées, ses murs lambrissés de chêne, sculptés en draperie et, surtout, ses personnes bavardes, bien intentionnées. »

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02 avril 2019

Vengeance sauce piquante, Sally Andrew

 Tannie Maria est chroniqueuse culinaire dans le Klein Karoo, en Afrique du Sud. Ses mésaventures avec un meurtrier dans le premier tome lui ont permis de rencontrer l'inspecteur Henk Kannemeyer qui est devenu son amoureux. Mais les choses ne sont pas si simples... Non seulement Maria a été traumatisée par la violence de son ex-mari mais en plus, le meurtre d'un chef Bushman vient encore compliquer une relation déjà fragile...

Vengeance sauce piquante

En juillet dernier, j'ai savouré le premier tome de cette saga, Recettes d'amour et de meurtre, sur le doux sable chaud des plages landaises. Quand il s'agit de cuisine, je suis toujours partante ! Et on ne peut pas être déçue de ce point de vue car Maria cuisine énormément. Sa psychologue lui reproche d'ailleurs de « manger » ses émotions et lui impose un régime... que Maria se refuse à suivre, pour le plus grand plaisir de nos papilles. Il y a un toujours un bon petit plat qui mijote ou un gâteau qui parfume l'atmosphère et panse les petits bobos du quotidien. Si vous êtes gourmands comme moi, vous pourrez retrouver un certain nombre de recettes en fin de volume...

J'aime beaucoup le personnage de Maria ; ce deuxième tome est l'occasion d'en apprendre plus sur son vécu traumatique avec son défunt mari. Elle est très attachante et nous partageons certains points communs... dont notre amour pour nos poules ! « En le voyant partir, j'ai pris conscience qu'il comptait plus pour moi que mes poules. Beaucoup plus. Même si j'aime vraiment mes cocottes. » (p. 18)

Si on s'arrêtait là, ce roman ressemblerait à une chick-lit sympathique mais sans plus ; or, même si le récit se focalise sur le personnage de Maria et son quotidien, le cadre est presque un personnage à part entière. On vit au rythme de la nature du Klein Karoo : « Les grenouilles et les crapauds s'égosillaient comme un groupe de marimba sous-marin. Il y a une chute d'eau près des Swartberge, les montagnes noires derrière chez moi, et un ruisseau avec de petites mares où les grenouilles adorent chanter la sérénade » (p. 11).

De plus, chaque enquête met en lumière un phénomène d'actualité en Afrique du Sud : dans le premier tome, c'était l'usage de substances dangereuses dans le sol ; ici, c'est la lutte des Bushmen pour préserver le peu de terres qu'il leur reste.

Pour moi, c'est donc un mariage très réussi entre intimisme, gastronomie et mystère, même si la part dévolue à l'enquête est assez réduite, ce qui n'est pas pour me déplaire !

C'est décidé, Tannie Maria fait désormais partie de mes amies intimes, aux côtés d'Isabel Dalhousie, Mma Ramotswe et Claire Fraser !

 

p. 8 « La plupart des oiseaux n'ont qu'un tube en réserve, mais cette pie avait de quoi enregistrer un double album. »

 p. 39 « Quand j'ai le coeur gros, la salade de pommes de terre – à la crème et à la menthe – est d'un grand secours. »

 p. 45 « Les vygies étaient couvertes de gousses séchées, mais de temps à autre, on trouvait au sol de petites fleurs qui avaient sorti la tête après l'averse : une orchidée parme, une petite touffe de violettes du Karoo. »

 p. 137 « La peau n'est que la couche extérieure. Vos cœurs sont de la même couleur. »

 p. 252 « Une vieille recette, c'est comme une formule magique. Il y a autant de fantômes et de souvenirs que d'ingrédients dedans. »

 La tourterelle maillée et l'engoulevement musicien qui accompagnent le petit-déjeuner de Maria :

Tourterelle maillée Image associée

Participation au challenge des douze thèmes : la cuisine, chez A little-bit-dramatic

Challenge des douze thèmes

 

23 mars 2019

Read-a-thon des British Mysteries

 

Voilà un joli week-end qui débute, placé sous le signe du soleil et de la littérature british, que demander de plus ? Même si je vais lire en pointillés, entre divers rendez-vous et autres corrections, j'ai bien l'intention de passer ces deux jours en compagnie des frères Reavley. J'ai en effet entamé le premier tome de cette saga il y a environ deux semaines mais je n'ai pas encore beaucoup avancé.

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J'aimerais également lire le dernier tome de la série pour la jeunesse Enola Holmes. Je lis peu de littérature jeunesse pour le plaisir, mais j'aime beaucoup cette série que je trouve à la fois fine et élégante.

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Et puis j'ai aussi avec moi le deuxième tome de la série Grantchester. J'ai hâte de retrouver Sidney Chambers et de voir si sa vie sentimentale est aussi agitée sur le papier que dans l'adaptation télé.

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Peut-être aussi que je commencerai Les délices de Tokyo en prévision du mois japonais qui débute très bientôt !

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Côté lecture [on ne rit pas !]

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Avant la tourmente, Anne Perry : 82 pages

Métro Baker Street, Nancy Sptringer : 20 pages

My Dad, Anthony Browne : 28 pages

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Dimanche 24 mars

Lever matinal pour profiter de la présence de Mr. Darcy qui ne sera pas des nôtres aujourd'hui puis petit-déjeuner avec les petits cuisiniers au son apaisant d'Enya.

Ensuite, direction le jardin pour la soupe des poules et les épluchures de pommes pour les lapins. Les poules se sont remises à pondre avec le beau temps ; non seulement j'adore les voir gambader, mais grâce à leur production, notre consommation de viande a carrément chuté. C'est bon pour l'environnement et le porte-monnaie.

Cet après-midi nous irons au jardin pour une séance ensoleillée de devoirs/corrections/lecture/goûter. Je vais de ce pas aller faire quelques plantations et préparer un lemon curd tout en savourant quelques albums pour la jeunesse anglais.

J'ai essayé d'intégrer mon post instagram mais il n'y a pas moyen :(. Par contre, les commentaires sont supposés être ouverts.^^)

Bonne lecture et bonne journée à vous !

***

17h38

Nous voilà de retour du jardin avec une petite cinquantaine de pages lues. Petit score mais qui m'a tout de même permis d'avancer suffisamment dans le roman Avant la tourmente. Il ne me reste plus que cent cinquante pages, j'espère le terminer dans les jours qui viennent.

En début d'après-midi, nous avons bu un cappuccino fait maison réalisé grâce à un mini-fouet qu'on m'a offert il y a quelques années. Plus besoin d'aller le boire ailleurs maintenant ! J'avoue, je n'ai pas lésiné sur la quantité de mousse de lait !

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Mais nous n'avons pas chômé pour autant ! Nous avons fait nos petites plantations. Petite Fille m'a prêté main forte pour semer des graines de fleurs et d'herbes aromatiques. De mon côté, j'ai semé des courgettes et je surveille de près la pousse de nos géraniums. Cette année, nous aimerions éviter au maximum d'acheter des plants ; c'est plus cher et surtout, ils sont inévitablement vendus dans des godets en plastique par chez nous... Je suis toute contente car j'ai déjà deux graines qui ont germé en l'espace de trois jours.

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Pour l'heure, je vais aller faire le lemon curd qui accompagnera la lunch box de demain.

Et vous les filles, satisfaites de votre après-midi ?

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Les participantes :

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11 mars 2019

Les étranges talents de Flavia de Luce, Alan Bradley

Flavia

 

Flavia vit dans le manoir ancestral Buckshaw avec son père et ses deux sœurs aînées. Elle n'a quasiment pas connu sa mère, Harriet, disparue dans un accident d'alpinisme. Son seul lien avec cette dernière est un livre de chimie que Flavia a étudié avec passion. Depuis, elle est fascinée par les poisons qu'elle teste dans le laboratoire installé dans une aile du manoir pour son ancêtre, Tarquin de Luce. La vie suit tranquillement son cours ; mais alors que Flavia tente vainement d'empoisonner sa sœur aînée Ophélia, elle découvre un beau matin un inconnu agonisant dans le carré de concombres du potager. Flavia décide alors d'enquêter pour démasquer le vrai coupable, d'autant plus qu'elle redoute que son père soit mêlé, de près ou de loin, à ce meurtre.

J'ai beaucoup aimé cet univers décalé ; l'action de situe dans les années 50, mais a un petit parfum victorien de par les décors et l'atmosphère surannée. L'héroïne est bien sûr très particulière ; non seulement elle a une passion macabre mais elle est aussi très cynique pour son jeune âge. Et enfin, elle est très cultivée : ses connaissances en physique et en chimie sont impressionnantes ; le récit est par ailleurs truffé de références cinématographiques de l'époque qui donnent l'illusion de se promener dans l'Angleterre de l'après-guerre avec Gladys, la bicyclette de Flavia. Flavia de Luce pourrait être la cousine de Mercredi Addams étant donné la nature de ses passe-temps, ou encore, la sœur cachée des orphelins Baudelaire. Ajoutons à cela une petite touche de gothique à travers les lectures de Daphné qui dévore Le Château d'Otrante ! Mais en dépit de cette atmosphère très travaillée, j'ai trouvé l'intrigue assez ténue ; c'est l'occasion de découvrir l'histoire du Penny Black, le premier timbre émis en 1840, mais en-dehors de ça, l'enquête ne m'a pas vraiment embarquée.

J'ai cependant l'intention de poursuivre cette série pour en savoir plus sur la famille de Luce !

***

p. 26 « A Buckshaw, les chambres, immenses et sombres, auraient pu accueillir des zeppelins. La mienne était la plus grande de toutes. Située dans l'aile est – celle de Tar -, elle paraissait encore plus immense à cause du papier peint datant du début de l'époque victorienne (jaune moutarde avec des formes rouges qui ressemblaient à des taches de sang). »

p. 27 « Imaginez ma déception lorsque je vis que mon papier peint ne contenait pas d'arsenic. »

***

Deuxième lecture pour le british mysteries month chez Lou !

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04 mars 2019

Rendez-vous avec le mystère, Julia Chapman

Troisième tome de la série « Les détectives du Yorkshire ». Le roman débute tambour-battant avec un amoncellement d'ennuis pour nos deux héros. Delilah a désespérément besoin d'argent ; non seulement son agence de rencontre court à la faillite, mais elle va devoir aller en procès pour obtenir la garde de... son chien, Calimero, un braque de Weimar dépressif depuis le divorce. Samson, quant à lui, apprend qu'il va être officiellement suspendu de la police de Londres et potentiellement emprisonné. Tout en se cachant l'un à l'autre leurs problèmes respectifs, ils vont devoir collaborer une nouvelle fois lorsque Matty Thisthlewaite, le notaire, fait appel à eux pour leur soumettre un problème étrange. Mme Thornton, qui vient de rendre l'âme, a légué ses biens à ses deux enfants, Jimmy et Livvy. Or, Livvy, comme chacun sait, a trouvé la mort une quinzaine d'années auparavant, mais son certificat de décès est introuvable. Delilah et Samson vont donc tenter de comprendre pour Mme Thornton a choisi de maintenir sa fille décédée dans son testament tout en gérant leurs propres soucis...

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Quel plaisir de retrouver Bruncliffe et ses habitants ! Si j'avais trouvé le démarrage un peu lent dans le tome 1, cette fois, il n'y pas de temps mort et j'ai beaucoup apprécié ce dynamisme. Ce qui fait aussi le plaisir de la série, c'est de suivre l'évolution des personnages et de leurs relations ; même si on s'attend d'emblée à une romance entre Samson et Delilah, celle-ci n'est pas si évidente. Chaque fois qu'ils semblent sur le point de se rapprocher, un obstacle quelconque les éloigne à nouveau... L'enquête est bien rythmée avec son lot de mauvaises rencontres et d'effractions. Si on devine assez facilement le fin mot de l'histoire, on n'en connaît les détails qu'à l'extrême fin. J'ai trouvé cette enquête plus élaborée que les précédentes et le cercle des suspects un peu plus étendu.

J'ai dévoré ce tome en quelques jours, ce fut une lecture qui arrivait à point nommé en ce british month chez Lou !

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J'ai déjà pris mes renseignements et constaté que le tome 4 allait sortir en avril...

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