La bibliothèque de Northanger

10 avril 2019

Avant la tourmente, Anne Perry

« La civilisation ne tient qu'à un fil, capitaine Reavley, un fil désespérément ténu, une fine couche de vernis, mais elle représente tout ce qui nous sépare des ténèbres. » (p. 233)

Avant la tourmente

Juin 1914, entre Londres et Cambridge. Joseph, pasteur enseignant les langues bibliques à l'université Saint-John et Matthew, agent des services secrets, apprennent que leurs parents viennent de se tuer dans un accident de voiture. Matthew révèle à Joseph que leur père détenait un document secret, susceptible de bouleverser l'Europe entière. Sa mort est-elle liée à ce document ou bien le vieil homme avait-il perdu l'esprit ?

Cela faisait un moment que je voulais commencer cette saga dont Nath m'a dit le plus grand bien. Mais il faut reconnaître qu'après l'enthousiasme du début, j'ai eu un petit moment de lassitude arrivée à mi-parcours car je ne voyais pas bien où on allait. La mort suspecte des parents, naturellement au centre des préoccupations des deux frères, est bientôt suivie du meurtre d'un étudiant à l'université, meurtre qui accapare ensuite l'attention de Joseph. Mais il lui faut encore du temps avant de se décider à enquêter... Le rythme est donc assez lent. Ensuite, je m'attendais à ce que le contexte historique soit davantage exploité puisqu'on se doute que le choix du mois de juin 1914 pour situer le début de l'action est loin d'être anecdotique. Mais les événements historiques sont présents essentiellement en toile de fond car les deux frères sont trop absorbés par leur chagrin pour y prêter attention. On finit cependant par comprendre que les événements de cette période trouble ont joué un rôle déterminant dans le destin des parents Reavley.

Mais malgré ces petites réserves, j'ai bien envie de lire le tome 2. J'aime la façon dont Anne Perry donne vie à ses personnages ; en effet, ils nous deviennent tous familiers très rapidement et on n'a aucun mal à se les représenter grâce à une multitude de détails précis mais glissés naturellement dans le récit (style vestimentaire, apparence, description des intérieurs), y compris les personnages que nous ne faisons que croiser. J'aime bien retrouver ce trait de plume d'une série à l'autre.

Et bien sûr, l'histoire de la famille Reavley ne s'arrête pas là : nous n'avons fait qu'apercevoir Hannah ; quant au personnage de Judith, il me semble tout à fait prometteur ! Son caractère affirmé et son anti-conformisme laissent supposer qu'elle va s'engager d'une manière ou d'une autre lors de la guerre. Et je me suis attachée au personnage de Joseph qui me rappelle Sidney Chambers par bien des côtés ! Je suppose que ce premier tome met en place les éléments essentiels qui vont être développés par la suite. Donc, c'est décidé, je lirai la suite d'ici quelques mois !

 ***

p. 80 « Il était épuisé à la fin de la journée et ravi, après le dîner, de quitter le réfectoire, avec ses fenêtres à vitraux, ornées des armoiries des bienfaiteurs remontant au début du XVIème siècle, son magnifique plafond en bois, aux solives dorées, ses murs lambrissés de chêne, sculptés en draperie et, surtout, ses personnes bavardes, bien intentionnées. »

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02 avril 2019

Vengeance sauce piquante, Sally Andrew

 Tannie Maria est chroniqueuse culinaire dans le Klein Karoo, en Afrique du Sud. Ses mésaventures avec un meurtrier dans le premier tome lui ont permis de rencontrer l'inspecteur Henk Kannemeyer qui est devenu son amoureux. Mais les choses ne sont pas si simples... Non seulement Maria a été traumatisée par la violence de son ex-mari mais en plus, le meurtre d'un chef Bushman vient encore compliquer une relation déjà fragile...

Vengeance sauce piquante

En juillet dernier, j'ai savouré le premier tome de cette saga, Recettes d'amour et de meurtre, sur le doux sable chaud des plages landaises. Quand il s'agit de cuisine, je suis toujours partante ! Et on ne peut pas être déçue de ce point de vue car Maria cuisine énormément. Sa psychologue lui reproche d'ailleurs de « manger » ses émotions et lui impose un régime... que Maria se refuse à suivre, pour le plus grand plaisir de nos papilles. Il y a un toujours un bon petit plat qui mijote ou un gâteau qui parfume l'atmosphère et panse les petits bobos du quotidien. Si vous êtes gourmands comme moi, vous pourrez retrouver un certain nombre de recettes en fin de volume...

J'aime beaucoup le personnage de Maria ; ce deuxième tome est l'occasion d'en apprendre plus sur son vécu traumatique avec son défunt mari. Elle est très attachante et nous partageons certains points communs... dont notre amour pour nos poules ! « En le voyant partir, j'ai pris conscience qu'il comptait plus pour moi que mes poules. Beaucoup plus. Même si j'aime vraiment mes cocottes. » (p. 18)

Si on s'arrêtait là, ce roman ressemblerait à une chick-lit sympathique mais sans plus ; or, même si le récit se focalise sur le personnage de Maria et son quotidien, le cadre est presque un personnage à part entière. On vit au rythme de la nature du Klein Karoo : « Les grenouilles et les crapauds s'égosillaient comme un groupe de marimba sous-marin. Il y a une chute d'eau près des Swartberge, les montagnes noires derrière chez moi, et un ruisseau avec de petites mares où les grenouilles adorent chanter la sérénade » (p. 11).

De plus, chaque enquête met en lumière un phénomène d'actualité en Afrique du Sud : dans le premier tome, c'était l'usage de substances dangereuses dans le sol ; ici, c'est la lutte des Bushmen pour préserver le peu de terres qu'il leur reste.

Pour moi, c'est donc un mariage très réussi entre intimisme, gastronomie et mystère, même si la part dévolue à l'enquête est assez réduite, ce qui n'est pas pour me déplaire !

C'est décidé, Tannie Maria fait désormais partie de mes amies intimes, aux côtés d'Isabel Dalhousie, Mma Ramotswe et Claire Fraser !

 

p. 8 « La plupart des oiseaux n'ont qu'un tube en réserve, mais cette pie avait de quoi enregistrer un double album. »

 p. 39 « Quand j'ai le coeur gros, la salade de pommes de terre – à la crème et à la menthe – est d'un grand secours. »

 p. 45 « Les vygies étaient couvertes de gousses séchées, mais de temps à autre, on trouvait au sol de petites fleurs qui avaient sorti la tête après l'averse : une orchidée parme, une petite touffe de violettes du Karoo. »

 p. 137 « La peau n'est que la couche extérieure. Vos cœurs sont de la même couleur. »

 p. 252 « Une vieille recette, c'est comme une formule magique. Il y a autant de fantômes et de souvenirs que d'ingrédients dedans. »

 La tourterelle maillée et l'engoulevement musicien qui accompagnent le petit-déjeuner de Maria :

Tourterelle maillée Image associée

Participation au challenge des douze thèmes : la cuisine, chez A little-bit-dramatic

Challenge des douze thèmes

 

23 mars 2019

Read-a-thon des British Mysteries

 

Voilà un joli week-end qui débute, placé sous le signe du soleil et de la littérature british, que demander de plus ? Même si je vais lire en pointillés, entre divers rendez-vous et autres corrections, j'ai bien l'intention de passer ces deux jours en compagnie des frères Reavley. J'ai en effet entamé le premier tome de cette saga il y a environ deux semaines mais je n'ai pas encore beaucoup avancé.

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J'aimerais également lire le dernier tome de la série pour la jeunesse Enola Holmes. Je lis peu de littérature jeunesse pour le plaisir, mais j'aime beaucoup cette série que je trouve à la fois fine et élégante.

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Et puis j'ai aussi avec moi le deuxième tome de la série Grantchester. J'ai hâte de retrouver Sidney Chambers et de voir si sa vie sentimentale est aussi agitée sur le papier que dans l'adaptation télé.

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Peut-être aussi que je commencerai Les délices de Tokyo en prévision du mois japonais qui débute très bientôt !

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Côté lecture [on ne rit pas !]

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Avant la tourmente, Anne Perry : 82 pages

Métro Baker Street, Nancy Sptringer : 20 pages

My Dad, Anthony Browne : 28 pages

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Dimanche 24 mars

Lever matinal pour profiter de la présence de Mr. Darcy qui ne sera pas des nôtres aujourd'hui puis petit-déjeuner avec les petits cuisiniers au son apaisant d'Enya.

Ensuite, direction le jardin pour la soupe des poules et les épluchures de pommes pour les lapins. Les poules se sont remises à pondre avec le beau temps ; non seulement j'adore les voir gambader, mais grâce à leur production, notre consommation de viande a carrément chuté. C'est bon pour l'environnement et le porte-monnaie.

Cet après-midi nous irons au jardin pour une séance ensoleillée de devoirs/corrections/lecture/goûter. Je vais de ce pas aller faire quelques plantations et préparer un lemon curd tout en savourant quelques albums pour la jeunesse anglais.

J'ai essayé d'intégrer mon post instagram mais il n'y a pas moyen :(. Par contre, les commentaires sont supposés être ouverts.^^)

Bonne lecture et bonne journée à vous !

***

17h38

Nous voilà de retour du jardin avec une petite cinquantaine de pages lues. Petit score mais qui m'a tout de même permis d'avancer suffisamment dans le roman Avant la tourmente. Il ne me reste plus que cent cinquante pages, j'espère le terminer dans les jours qui viennent.

En début d'après-midi, nous avons bu un cappuccino fait maison réalisé grâce à un mini-fouet qu'on m'a offert il y a quelques années. Plus besoin d'aller le boire ailleurs maintenant ! J'avoue, je n'ai pas lésiné sur la quantité de mousse de lait !

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Mais nous n'avons pas chômé pour autant ! Nous avons fait nos petites plantations. Petite Fille m'a prêté main forte pour semer des graines de fleurs et d'herbes aromatiques. De mon côté, j'ai semé des courgettes et je surveille de près la pousse de nos géraniums. Cette année, nous aimerions éviter au maximum d'acheter des plants ; c'est plus cher et surtout, ils sont inévitablement vendus dans des godets en plastique par chez nous... Je suis toute contente car j'ai déjà deux graines qui ont germé en l'espace de trois jours.

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Pour l'heure, je vais aller faire le lemon curd qui accompagnera la lunch box de demain.

Et vous les filles, satisfaites de votre après-midi ?

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Les participantes :

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11 mars 2019

Les étranges talents de Flavia de Luce, Alan Bradley

Flavia

 

Flavia vit dans le manoir ancestral Buckshaw avec son père et ses deux sœurs aînées. Elle n'a quasiment pas connu sa mère, Harriet, disparue dans un accident d'alpinisme. Son seul lien avec cette dernière est un livre de chimie que Flavia a étudié avec passion. Depuis, elle est fascinée par les poisons qu'elle teste dans le laboratoire installé dans une aile du manoir pour son ancêtre, Tarquin de Luce. La vie suit tranquillement son cours ; mais alors que Flavia tente vainement d'empoisonner sa sœur aînée Ophélia, elle découvre un beau matin un inconnu agonisant dans le carré de concombres du potager. Flavia décide alors d'enquêter pour démasquer le vrai coupable, d'autant plus qu'elle redoute que son père soit mêlé, de près ou de loin, à ce meurtre.

J'ai beaucoup aimé cet univers décalé ; l'action de situe dans les années 50, mais a un petit parfum victorien de par les décors et l'atmosphère surannée. L'héroïne est bien sûr très particulière ; non seulement elle a une passion macabre mais elle est aussi très cynique pour son jeune âge. Et enfin, elle est très cultivée : ses connaissances en physique et en chimie sont impressionnantes ; le récit est par ailleurs truffé de références cinématographiques de l'époque qui donnent l'illusion de se promener dans l'Angleterre de l'après-guerre avec Gladys, la bicyclette de Flavia. Flavia de Luce pourrait être la cousine de Mercredi Addams étant donné la nature de ses passe-temps, ou encore, la sœur cachée des orphelins Baudelaire. Ajoutons à cela une petite touche de gothique à travers les lectures de Daphné qui dévore Le Château d'Otrante ! Mais en dépit de cette atmosphère très travaillée, j'ai trouvé l'intrigue assez ténue ; c'est l'occasion de découvrir l'histoire du Penny Black, le premier timbre émis en 1840, mais en-dehors de ça, l'enquête ne m'a pas vraiment embarquée.

J'ai cependant l'intention de poursuivre cette série pour en savoir plus sur la famille de Luce !

***

p. 26 « A Buckshaw, les chambres, immenses et sombres, auraient pu accueillir des zeppelins. La mienne était la plus grande de toutes. Située dans l'aile est – celle de Tar -, elle paraissait encore plus immense à cause du papier peint datant du début de l'époque victorienne (jaune moutarde avec des formes rouges qui ressemblaient à des taches de sang). »

p. 27 « Imaginez ma déception lorsque je vis que mon papier peint ne contenait pas d'arsenic. »

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Deuxième lecture pour le british mysteries month chez Lou !

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04 mars 2019

Rendez-vous avec le mystère, Julia Chapman

Troisième tome de la série « Les détectives du Yorkshire ». Le roman débute tambour-battant avec un amoncellement d'ennuis pour nos deux héros. Delilah a désespérément besoin d'argent ; non seulement son agence de rencontre court à la faillite, mais elle va devoir aller en procès pour obtenir la garde de... son chien, Calimero, un braque de Weimar dépressif depuis le divorce. Samson, quant à lui, apprend qu'il va être officiellement suspendu de la police de Londres et potentiellement emprisonné. Tout en se cachant l'un à l'autre leurs problèmes respectifs, ils vont devoir collaborer une nouvelle fois lorsque Matty Thisthlewaite, le notaire, fait appel à eux pour leur soumettre un problème étrange. Mme Thornton, qui vient de rendre l'âme, a légué ses biens à ses deux enfants, Jimmy et Livvy. Or, Livvy, comme chacun sait, a trouvé la mort une quinzaine d'années auparavant, mais son certificat de décès est introuvable. Delilah et Samson vont donc tenter de comprendre pour Mme Thornton a choisi de maintenir sa fille décédée dans son testament tout en gérant leurs propres soucis...

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Quel plaisir de retrouver Bruncliffe et ses habitants ! Si j'avais trouvé le démarrage un peu lent dans le tome 1, cette fois, il n'y pas de temps mort et j'ai beaucoup apprécié ce dynamisme. Ce qui fait aussi le plaisir de la série, c'est de suivre l'évolution des personnages et de leurs relations ; même si on s'attend d'emblée à une romance entre Samson et Delilah, celle-ci n'est pas si évidente. Chaque fois qu'ils semblent sur le point de se rapprocher, un obstacle quelconque les éloigne à nouveau... L'enquête est bien rythmée avec son lot de mauvaises rencontres et d'effractions. Si on devine assez facilement le fin mot de l'histoire, on n'en connaît les détails qu'à l'extrême fin. J'ai trouvé cette enquête plus élaborée que les précédentes et le cercle des suspects un peu plus étendu.

J'ai dévoré ce tome en quelques jours, ce fut une lecture qui arrivait à point nommé en ce british month chez Lou !

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J'ai déjà pris mes renseignements et constaté que le tome 4 allait sortir en avril...

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11 février 2019

Challenge British Mysteries chez Lou

4ème édition du challenge organisé par Lou !

Comme je suis chaque année avec un grand plaisir le mois anglais, en juin, je suis ravie d'anticiper un peu avec ce challenge annuel qui se double d'un long mois consacré aux polars et thrillers d'Outre-Manche, du 20 février au 31 mars.

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"Amoureux de l’Angleterre, amateurs de detective stories et de mystères (sur)naturels, ce challenge est le vôtre !"

Je vous invite à découvrir le billet de Lou - si ça n'est pas déjà fait -, pour découvrir toutes les précisions utiles. Je vais pour ma part m'inscrire dans la catégorie Esprit, es-tu là ? avec une à cinq participations attendues.

Ci-dessous, les trois livres que je voudrais lire dans les semaines qui viennent. J'espère aussi trouver à la bibliothèque le tome 3 des Détectives du Yorkshire, Rendez-vous avec le mystère de Julia Chapman.

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Et vous les copinautes, que prévoyez-vous de lire ces jours-ci ?

10 février 2019

Les Mensonges de l'esprit, Frank Tallis

Depuis que j'ai découvert Vienne en compagnie de Max Liebermann, je n'ai de cesse d'y retourner !

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Vienne, 1903. Alors que le psychiâtre Max Liebermann et son ami l'inspecteur Oskar Rheinhardt valsent avec leurs cavalières respectives, ils apprennent qu'un élève de l'école militaire Saint-Florian a été retrouvé mort. Même si l'autopsie conclut rapidement à une mort naturelle, Oskar décide, non sans mal, de continuer à enquêter. De son côté, Max prend conscience de ses sentiments pour Amelia Lydgate, une ancienne patiente devenue une collaboratrice occasionnelle et surtout une amie mais hésite à franchir le cap...

J'ai mis du temps cependant à entrer dans l'intrigue de ce tome 3, qui se déroule pour l'essentiel dans une école militaire perdue au fond des bois, loin des fastes de Vienne. Et cela d'autant plus que certaines scènes de harcèlement, pour ne pas dire de torture, sont très dérangeantes. Heureusement, le duo Max-Oskar fonctionne toujours et nous régale de moments musicaux. Sur le plan sentimental, si c'était le calme plat pour Max depuis sa rupture avec Clara et son attirance non avouée pour Amelia Lydgate, il va cette fois connaître les affres de la jalousie. Et je dois dire qu'il m'a déçue... Je le croyais moins volage...

Rumeurs, adultère, faux-semblants et désirs inassouvis au programme...

Je m'étonne toujours de l'habileté de Frank Tallis à mêler contexte historique (à petites touches), recherches scientifiques (les tests aux taches d'encre d'avant Rorschach), ésotérisme macabre (Erzsébeth Bathory), couleur locale (Venise à Vienne) et bien sûr, psychanalyse (Freud apparaît en personne, présentant des éléments des conférences que le personnage historique a vraiment tenues), tout cela allié à un vrai suspense. C'est sans doute pour toutes ces raisons que je meurs d'envie de lire le tome 4... Mais pour l'instant, place aux British Mysteries chez Lou !

***

Une petite faim ? Faites votre choix au café Demel :

"écorces confites, animaux en massepain, fondants et boules de gomme, énormes tartes couvertes d'une épaisse couche de chocolat, petits gâteaux au gingembre, loukoums, Vanillekipferl, meringues, pots de crème à la framboise et pots de coulis d'abricot, compote de poires, pièces de monnaie enveloppées dans du papier doré ou argenté, Gugelhupf, Apfelstrudel, fruits enrobés d'une pâte craquante, luisants de confiture, feuilletés et Kärtner Reindling. Au milieu de cette profusion, un gâteau rectangulaire couvert d'un glaçage jaune abondant reproduisait le palais de Schönbrunn." (p. 265)

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05 février 2019

La mer en hiver, Susanna Kearsley

« Je ne pourrais pas dire à quelle distance je me trouvais lorsque j'aperçus sur les falaises le château en ruine, une ligne d'obscurité dentée se détachant sur un ciel nuageux, mais dès l'instant où je le vis, je fus captivée et j'accélérai. » (p. 10)

 

La mer en hiver

De nos jours, la romancière Caroline McClelland vient s'installer pour un temps sur la côte écossaise, non loin du château de Slains. Désireuse de situer son récit à l'époque de la première révolte jacobite en 1708, elle peine à trouver l'inspiration. Lorsque son agent lui souffle l'idée de donner la parole à un narrateur féminin, Caroline choisit de mettre en scène une lointaine ancêtre, Sophia Paterson. Dès ce moment, les pages se remplissent comme par magie. La romancière comprend peu à peu que les mots lui sont en quelque sorte dictés par les personnages de son roman dans un état proche de la transe. Réminiscences d'une vie antérieure ou mémoire génétique ? J'ai beaucoup aimé cette étape du récit qui évoque le processus créatif ; je suppose que toute blogueuse se prend un jour à rêver qu'elle écrit un roman et que ses personnages prennent corps dans son quotidien et envahissent toutes ses pensées. p. 396 « Je les sentais partout autour de moi, à présent, ces gens qui vivaient à Slains cet hiver-là. Ils étaient sans cesse avec moi et j'avais de plus en plus de mal à m'en détacher. Ils me ramenaient immédiatement avec eux. »

En tout cas, on glisse naturellement d'une période à l'autre et j'ai pris plaisir à suivre les aventures de nos deux héroïnes, même si l'histoire qui se déroule au 18ème siècle est évidemment plus riche et plus dense.

Une romance contemporaine et une romance vieille de près de trois cents ans qui se fait jour progressivement, il n'en faut pas plus pour m'embarquer. Je crois vous avoir déjà dit que j'étais fleur bleue ? Le cadre est romantique à souhait avec ce château, désormais en ruine, alors sorte de sentinelle, bastion de la résistance du roi écossais privé de son royaume. Ajoutons à cela la référence à Bram Stoker qui a résidé au Kilmarnock Arms pour écrire Dracula ! Mais en fait, j'ai été conquise dès les premières lignes, lorsque Carrie se perd et découvre la silhouette mystérieuse de Slains.

Objet d'un book club l'an dernier sur Livraddict, j'ai vu à ce moment-là de nombreuses chroniques circuler sur ce livre et j'avais été intriguée par le titre. Et de fait, la mer en hiver est un motif qui apparaît en filigrane tout au long du récit ; servant d'abord à qualifier les yeux de l'être aimé, la mer en hiver devient ensuite une métaphore des saisons et de l'espoir. « C'est vrai, aucune vue n'est aussi mélancolique que la mer en hiver, car elle nous indique que nous arrivons à la fin de l'année et que tous ses jours sont passés, des jours de joie et de peine qui ne reviendront jamais plus. » (p. 394). La mer est même un élément crucial dans le projet des jacobites et donc omniprésente.

Si comme moi, vous appréciez les romances historiques, je vous conseille celle-ci pour son élégance, la finesse de ses descriptions et le charisme de ses personnages (je pense à la Comtesse et à l'oncle de Moray...).

29 janvier 2019

L'étonnant pouvoir des couleurs, Jean-Gabriel Causse

Le langage secret des couleurs m'a toujours fascinée (Le petit livre des couleurs ; Les couleurs de nos souvenirs de Michel Pastoureau). Nul doute que j'ai été attirée par l'audacieuse couverture de L'étonnant pouvoir des couleurs ! Elle a certainement un sens caché qu'il serait amusant de décrypter...

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La première partie, « Comprendre la couleur » est un peu technique pour la littéraire que je suis mais est tout de même accessible, notamment grâce aux traits d'humour de l'auteur. Pour info, il y est question d'ondes, de température de couleur et de tétrachromates...

Dans la deuxième partie, « Sous influence », Jean-Gabriel Causse s'attache à montrer, via des références nombreuses et rigoureuses à des études récentes que la signification ou la symbolique que nous attribuons aux couleurs n'est pas seulement culturelle mais aussi induite par les ondes contenues dans les couleurs. « Il est aujourd'hui admis que l'influence d'une couleur est à la fois d'ordre physiologique, sous l'effet de l'onde électromagnétique qui la porte, et de nature psychologique, du fait de ses attributs culturels » (p. 144). J'ai adoré le passage consacré à « l'incitation à l'achat ». On s'en doutait, dans les magasins, la lumière et les couleurs ne sont pas choisies au hasard mais calculées en fonction de l'effet à produire. Malgré tout, je me suis laissé prendre au jeu et j'ai observé attentivement les boutiques devant lesquelles je suis passée la semaine dernière. C'est vrai que lumière et couleurs varient énormément d'un style de magasin à l'autre. La couleur de l'électro-ménager m'a intéressée aussi ; ces dernières années, les couleurs argentées donnent à l'appareil une connotation plus « pro » tandis que les couleurs vives seraient l'apanage du grand public : c'est dit, j'aime les couleurs criardes dans ce domaine !

Enfin, la troisième partie traite de la symbolique des couleurs à travers le monde. Et là c'est passionnant parce que l'anecdotique le dispute à l'historique, tout ce que j'aime !

Une lecture tout indiquée en ce mois de janvier consacré au bien-être à l'initiative de Soukee ! Aux copinautes qui se demandent quelles couleurs choisir pour aménager leur intérieur : le bleu et le violet vont stimuler votre système nerveux parasympathique, ce qui aura pour effet de réduire votre pouls et votre rythme respiratoire. Le rose est relaxant. Les teintes pâles (tilleul, sarcelle et pêche en particulier) favorisent la concentration. Convaincues ?!

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27 janvier 2019

Challenge des douze thèmes

A little-bit-dramatic nous propose 12 nouveaux thèmes pour cette troisième édition du challenge. Le but, lire un livre par mois correspondant aux thématiques proposées. Si je n'ai pas pu valider tous les thèmes l'année dernière en raison d'un planning chargé avec ma reprise d'études, je compte bien m'y tenir cette année car ce rendez-vous mensuel est stimulant et permet de faire des découvertes chez les copinautes ! Ci-dessous la liste des thèmes et en rose, les livres que j'envisage de lire...

 

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Janvier : « All you need is love » → en janvier nous lirons un roman qui met en avant une histoire d'amour.

Je viens de terminer La mer en hiver de Susanna Kearsley.


Février : « Pics, sommets, cols et glaciers » → c'est l'époque des sports d'hiver ! Et si on partait à la montagne avec notre lecture de février ?

Neige de Pema Tseden, un recueil de contes tibétains.


Mars : « Masterchef » →  nous lirons un livre où il est question de nourriture ou d'un métier en rapport avec l'alimentaire.

Alors là, j'ai de quoi faire :

Vengeance, sauce piquante de Sally Andrew

Natures mortes au Vatican de Michèle Barrière

Les Délices de Tokyo de Durian Sukegawa


Avril : « Ménage de printemps » →  nous lirons un livre qui prend la poussière depuis trop longtemps dans notre PAL. (thème proposé par jelydragon)

J'ai bien envie de lire Cent ans, un roman scandinave de Herbjorg Wassmo


Mai : « Mémoires  »  → en mai, nous lirons des mémoires, une autobiographie ou une biographie.

La Sage-femme des Appalaches, roman inspiré de l'expérience de Patricia Harman


Juin : « Preux chevaliers » →  et si nous partions au Moyen Âge avec notre lecture de juin ?

Le Passeur de lumière de Bernard Tirtiaux


Juillet : « Ohé Ohé Matelots ! » → ce mois-ci, nous lirons un livre en rapport avec l'eau et la mer, que ce soit le titre, l'intrigue ou la couverture. (thème proposé par SvCath)

En cours de réflexion... Si vous avez des idées, je suis preneuse...


Août : « Petit, tout petit bikini » → ce mois-ci, nous lirons un petit livre, de moins de 200 pages.

Je n'ai pas beaucoup de petits livres mais je vais bien finir par trouver...


Septembre : « Didascalies » → ce mois-ci, nous lirons une pièce de théâtre.

Salomé, Oscar Wilde


Octobre : « SPQR » →  en octobre, je vous propose de lire un livre (roman, BD, manga, peu importe) qui se passe à l'époque de la Rome antique.

Les Trois Jours de Pompéi d'Alberto Angela

 


Novembre : « Sherlock » → en novembre, si nous lisions un roman policier ?

Une saga que j'aime beaucoup : "Roger le colporteur", Le Trésor de Tintern de Kate Sedley


Décembre : « Voyage chez Baba Yaga » → ce mois-ci, je vous propose de lire un livre en lien avec la Russie (qui s'y passe ou bien le livre d'un auteur russe).

Enterrez-moi sous le carrelage de Pavel Sanaïev

***

Et vous, que comptez-vous lire ?

Challenge des douze thèmes

 

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