La bibliothèque de Northanger

14 décembre 2018

Read-a-thon de Noël : billet de suivi

Aujourd'hui, c'est le début du marathon de lecture, un rendez-vous dont je me réjouis même si j'ai encore pas mal de travail qui m'attend au niveau corrections.

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Je vais inaugurer ce week-end par une séance cinéma tout à fait dans le thème avec Casse-Noisette ; je serai évidemment accompagnée par les elfes du père Noël qui, en l'espace de quelques semaines, auront eu une belle ration de séances ciné. On peut donc raisonnablement penser que le marathon débutera réellement pour moi demain matin...

 C20181208_121043ette année, j'ai réussi à anticiper et me suis bien préparée : vous avez pu voir sur Insta20181208_121101gram le wagon de biscuits que j'ai préparés mercredi. Côté lecture, j'ai plusieurs romans qui m'attendent. J'aimerais particulièrement avancer dans le tome 2 de la nouvelle saga anglaise du moment, Rendez-vous avec le mal, lecture commune avec les copinautes Rosehill_cottage et Clair20181208_121110Ouille sur Instagram. Par contre, j'ai essayé de télécharger - gratuitement et légalement puisque c'est un exemplaire offert par Albin Michel - Le Noël d'Agatha Raisin, mais il y a un bug. Si jamais quelqu'un a le fichier Epub, je suis preneuse...

J'ai prévu aussi des magazines pour le plaisir des yeux entre deux romans. 

 

 

 

 

***

Je sais déjà que les copinautes participent : Nath - Fondant grignote -

 

 

 

 

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09 décembre 2018

La disparue de Noël, Anne Perry

 p. 121 « Dans un coin, un énorme sapin chargé de décorations, de bougies, de guirlandes de papier coloré et de petits paquets aux couleurs joyeuses, diffusait une odeur boisée qui se mêlait aux senteurs d'épices et de feu de bois, et au fumet discret de la viande rôtie et du pudding. »

La disparue de Noel

 

Les fêtes de Noël approchent. Mais alors que des membres de la bonne société se retrouvent réunis chez Omegus Jones, Gwendolen Kilmuir met brutalement fin à ses jours. La veille, Isobel Alvie, jalouse de la relation naissante entre Gwendolen, jeune veuve et Bertie Rosythe, lui avait lancé une remarque venimeuse qui l'avait mise en fuite. Avec la découverte du cadavre de Gwendolen, tout semble l'accuser. Omegus propose alors une alternative : si Isobel a le courage de porter à la mère de Gwendolen la lettre cachetée que celle-ci lui a écrite avant de se donner la mort, alors Isobel sera absoute du crime qui lui est reproché et pourra continuer à fréquenter ses connaissances... N'écoutant que sa générosité, lady Vespasia de Cummings-Brown décide de l'accompagner dans son périple à travers les îles britanniques...

Si j'ai été un peu surprise par la tournure que prenaient les événements, j'ai cependant suivi avec plaisir les pérégrinations de nos deux héroïnes dans les paysages glacés de l'Angleterre et de l'Ecosse. En effet, ici pas de huis-clos étouffant dans une demeure british austère mais un road trip vintage qui est l'occasion pour Vespasia et Isobel de se découvrir mutuellement. D'ailleurs, la psychologie des personnages est finement esquissée en un nombre de pages pourtant bref. Vespasia, que tous envient pour sa beauté et son mariage heureux, a en réalité connu son grand amour en dehors du mariage, lors d'une parenthèse discrète qui continue à nourrir son imaginaire. Isobel, veuve comme l'était Gwendolen, a un caractère bien trempé. On perçoit rapidement la difficulté pour une femme de trouver le bonheur à l'ère victorienne, tant celui-ci était conditionné à l'homme auquel elle se liait et qui n'était pas forcément l'élu de son coeur.

Enfin, j'ai beaucoup apprécié, évidemment, la description des intérieurs et de la mode de l'époque (en fan de première heure de Downton Abbey). Tous ces petits détails permettent de s'immerger dans l'histoire et de partager la table des invités. C'était mon premier conte de Noël d'Anne Perry et je ne pense pas m'arrêter en si bon chemin. J'ai également prévu de lire Avant la tourmente, premier tome de la saga des Reavley chaudement recommandée par Nath...

 ***

p.14-15 « La lumière des chandeliers se reflétait sur l'argenterie étincelante et se divisait en prisme multicolore dans les verres en cristal disposés parmi les serviettes de lin pliées en forme de lis. Un grand feu de cheminée chauffait la pièce. Des chrysanthèmes blancs du jardin diffusaient un parfum de terre et de feuilles mortes, une douce fragrance de terres boisées. »

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Tag de Noël chez Samarian et Chicky Poo

Aujourd'hui, je me prête avec plaisir au tag de Noël proposé par nos organisatrices...

Si Noël était…


Une gourmandise : le pain d'épices


Une musique : Come all ye faithfull (que je joue depuis peu à la tin whistle avec les elfes de Northanger)


Un livre : La terre des mensonges d'Anne B. Ragde parce que ce premier tome de la série se déroule pendant les fêtes. Résultat de recherche d'images pour "la terre des mensonges"Même si l'ambiance n'est pas réjouissante, j'ai beaucoup cette saga familiale mouvementée.


Un film : Maman j'ai raté l'avion mais aussi des épisodes de série : Downton Abbey, Gilmore Girls et Dr. Quinn

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Un souvenir d’enfance : un Noël que j'ai passé toute seule avec mes grands-parents à la campagne. J'ai reçu un bureau de poste miniature avec des enveloppes, des timbres et des tampons, j'étais fière ! J'ai déballé mes paquets avant même que les volets soient ouverts, j'ai rarement eu l'occasion de voir la salle de séjour plongée dans la semi-obscurité.


Une décoration : j'adore les guirlandes naturelles faites de pommes de pin


Une couleur : le vert


Un cadeau : le meilleur cadeau, un livre (de ma wish-list de préférence !)


Une émotion : partager des moments de joie avec mes proches tout en sachant que rien n'est jamais gagné


Un plat : la purée de pommes de terre vitelotte, un régal pour les yeux !


Un vêtement : la robe kitsch que j'ai achetée cette année, avec des motifs imprimés (du houx). Photo à venir le 25 !


Un rêve : passer Noël à PragueRésultat de recherche d'images pour "prague marché de noel"


Une image : des images vintage comme dans Le Petit livre de Noël

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Une tradition : regarder un film familial le soir du réveillon


Un bonbon : les mendiants

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Et vous, avez-vous répondu à ce tag ?

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22 novembre 2018

Les challenges de noël

On les attend chaque année avec impatience, ils sont de retour !  Le challenge Christmas time a déjà débuté chez Mya Rosa ; quant au chalet de Samarian et Chicky Poo, il ouvre officiellement ses portes le 1er décembre, pour la sixième année !

Découvrez vite le programme des festivités en cliquant sur les images :

 

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 En ce qui me concerne, voilà à quoi j'ai pensé :

PAL de Noël

En détail...

* Cyanure. Cette nouvelle enquête de Patrik Hedström et Erica Falck se déroule quelques jours avant Noël. J'ai hâte de retrouver l'ambiance nordique de cette saga que j'apprécie beaucoup.

* Christmas Pudding et Le Noël d'Hercule Poirot : cela fait des années que je n'ai pas lu Agatha Christie pour cause d'overdose. Lorsque les éditions Hachette ont lancé leur collection en 2004, j'en ai lu dix d'affilée. J'aimerais bien reprendre ma lecture maintenant, même si j'ai peu d'espoir de lire l'intégrale un jour (si je ne trouve pas le temps de les lire tous, je me demande où Agatha a trouvé le temps de les écrire... )

* L'an dernier, Nath m'a offert Noël à la petite boulangerie, paré d'or ! Je vais enfin prendre le temps de le chroniquer cette année.

* La disparue de Noël : chaque année, je vois passer sur les blogs les romans de Noël d'Anne Perry. Il est temps que je me fasse ma propre idée !^^

* Rendez-vous avec le mal est le deuxième tome de la saga de Julia Chapman mettant en scène un duo d'enquêteurs sympathiques dans un village en anglais... en période de Noël cette fois !

* J'ai craqué récemment pour un recueil de nouvelles, Devine qui vient pour Noël. Il s'agit de romances, un genre que je lis peu mais qui va me permettre de passer un bon moment...

Les enfants aussi ont leur PAL de Noël ; certains livres seront peut-être lus pour la dernière fois cette année, le temps passe...

 

Et enfin, je ne bricole pas mais j'aime bien feuilleter des magazines de décoration. Il y a également quelques recettes particulièrement photogéniques (que je serais bien en peine de reproduire mais on peut toujours essayer) comme celle du snowcake...

Et en parlant de bricolage, je vais peut-être mettre à contribution mes petites mains cette année en puisant des idées dans 1001 secrets de Noël (j'adore cette collection : en particulier Secrets de bien-être et Secrets de cuisine)

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21 novembre 2018

Du sang sur Vienne, "Les Carnets de Max Liebermann", Frank Tallis

« Une fois de plus, il eut conscience que d'innombrables bêtes mythiques peuplaient Vienne, tapies sur les sarcophages du Muséum, ornant le pied des réverbères, longeant les sentiers dans les jardins du Belvédère, posées sur le bureau du professeur Freud... » (p. 407)

Du sang sur Vienne

En cet hiver 1902, un tueur, qui n'a rien à envier à Jack l'Eventreur, débute une série de crimes horribles. Max Liebermann et Oskar Rheinhardt vont donc devoir collaborer à nouveau pour élucider ces meurtres. Sur le plan personnel, Max, fiancé à la jolie mais insouciante Clara, est en proie à ses désirs, tout en se demandant s'il a fait les bons choix. Et cela d'autant plus qu'il n'est pas insensible au charme discret d'Amelia Lydgate, une étudiante en médecine d'origine anglaise qu'il a soignée dans le tome précédent...

Dans ce tome 2,on découvre Vienne sous un autre jour. Max, issu d'un milieu aisé, se trouve confronté à une partie de la ville qu'il ne connaissait pas : d'abord, le quartier défavorisé de Spittelberg où ont eu lieu les meurtres ; ensuite, les méandres des égouts et autres souterrains mystérieux.

L'intrigue est plus foisonnante dans cette nouvelle aventure ; des intrigues secondaires mettent en scène des personnages fort antipathiques, antisémites, dont on ignore pendant un moment le rôle qu'ils vont jouer dans l'intrigue principale. On découvre de multiples tensions entre les différentes communautés constituant alors l'Empire Austro-Hongrois ainsi que l'idéologie pangermaniste qui se développait alors. Le lecteur est initié, en partie, comme Max, aux secrets des Francs-Maçons.

Quant à l'exploration de l'esprit humain, elle est passionnante. Frank Tallis, diplômé en psychologie, nous présente des cas crédibles. La psychanalyse, bien sûr, joue toujours un rôle de premier plan dans la découverte du profil du meurtrier, mais aussi bien sûr dans le quotidien de Max. L'auteur fait appel également aux découvertes scientifiques de l'époque pour les besoins de l'enquête, comme le test de précipitation afin de déterminer si le sang trouvé sur un suspect est d'origine humaine ou animale.

L'ensemble pourrait être très glauque, mais l'atmosphère est réchauffée par les hésitations de Max sur le plan sentimental ; sans parler des anecdotes historiques comme l'invention de la première boule à neige par Perzy ou encore des petites échappées gourmandes dans les salons de thé ! Je goûterais bien aux Tiroler Strauden, ces torsades de crêpes frites et parfumées au schnaps...

***

p. 89 « Liebermann leva les yeux vers la coupole. Seize angelots dansaient au-dessus des fenêtres rondes, et tout l'édifice était soutenu par des voûtes dorées.

Il adorait le Muséum d'histoire naturelle. C'était un lieu dans lequel il pouvait s'émerveiller de la diversité de la vie et mesurer la capacité extraordinaire de la science à déchiffrer les secrets de l'univers. »

p. 135, l'hôtel de ville : « On l'eût cru sorti d'un conte de fées : palais gothique à la structure centrale massive – aussi vaste qu'une cathédrale – et à cinq tours [...] C'était un site superbe – qu'une décoration de guirlandes neigeuses rendait encore plus somptueux. »

p. 257 « Le cœur de la ville était nettement délimité par le Ring, ce boulevard circulaire, ou plutôt ce fer à cheval dont les extrémités aboutissaient au canal du Danube. »

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11 novembre 2018

Le livre perdu des sortilèges, Deborah Harkness

p. 296 « Nous étions faits de l'étoffe des légendes – vampires, sorcières, chevaliers. Mais il y avait une réalité troublante à affronter. »

 

Le livre perdu

Diana Bishop, une jeune Américaine historienne des sciences, descend d'une longue lignée de puissantes sorcières. Pourtant, elle se refuse à utiliser la magie qui a coûté la vie à ses parents, décédés de manière mystérieuse en Afrique alors qu'elle était enfant. Jusqu'au jour où elle parvient à consulter un livre énigmatique, l'Ashmole 782, qui est l'objet de mire d'un certain nombre de créatures, vampires, sorcières et démons confondus. Diana s'aperçoit alors qu'elle est épiée par un vampire qui ne la laisse pas indifférente, Matthew Clairmont...

Voilà une lecture de saison ! Commencé début octobre, ce roman m'a tenu compagnie tout au long du challenge Halloween. Très dense (plus de 500 pages en grand format et 800 pages en poche!), il a nécessité une lecture attentive ; j'ai donc pris le temps de le savourer à petites doses pour ne pas en perdre une miette.

L'univers construit par Deborah Harkness est fascinant. Diana perçoit une infinité de sensations : intuitions fugitives, température, souffle annonçant la présence d'un démon, télépathie... J'ai été particulièrement sensible à l'évocation des parfums, constitutifs de la personnalité de chacun. Ainsi, Matthew exhale la girofle et la cannelle tandis que la sauge, le soufre et la jusquiame sont l'apanage des sorcières.

L'intrigue est plus foisonnante qu'il n'y paraît ; au-delà de la romance attendue entre la jeune sorcière et le vampire expérimenté, Le livre perdu des sortilèges apparaît aussi comme un roman d'apprentissage et un roman ésotérique. Diana va en effet apprendre peu à peu à maîtriser la magie qui émane d'elle. La magie, trouve d'une certain manière, un étayage scientifique à travers l'étude de l'ADN de Diana, trouvant par là même une forme de crédibilité. Les références à l'alchimie et aux ordres Croisés – Templiers, chevaliers de Saint-Lazare – étoffent un univers déjà riche en l'inscrivant dans une histoire quasi-millénaire. L'évocation d'ouvrages rares – comme l'Aurora Consurgens – séduira tous les amateurs de livres anciens. La maison de tante Sarah est un bijou d'inventivité : les vivants côtoient les fantômes, la maison fait claquer les portes lorsqu'elle veut « s'exprimer » et fait même apparaître des pièces au gré des événements.

Enfin, le lecteur voyage beaucoup aux côtés de Diana ; de la Bodleian library à Oxford à l'Auvergne en passant par les Etats-Unis...

C'est décidé, je lis le tome 2 pour le challenge Halloween 2019 !

 ***

p. 164 « J'entends votre sang de sorcière couler dans vos veines, murmura-t-il à mon oreille. Saviez-vous que le sang des sorcières fait de la musique ? Comme une sirène qui enchante le marin, l'enjoint à virer de bord vers son rocher, l'appel de votre sang pourrait être fatal, à moi comme à vous. »

 

p. 326 « Si je devais choisir, murmurai-je, je préférerais n'avoir passé qu'une seule nuit avec vous que des siècles avec un autre. »

Prolongations chez Lou et Hilde !

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08 novembre 2018

Le fantôme et Mrs Muir, R. A. Dick

Le film de Manckiewicz fait partie de mes films doudous depuis des années, mais je n'ai découvert l'existence du roman que récemment. Le marathon d'Halloween était l'occasion idéale de m'y plonger pour rencontrer le capitaine Gregg de papier.

Le fantôme et mrs muir

Mrs. Muir, au décès de son mari, décide de quitter sa belle-famille et vient s'établir dans un petit village de la côte anglaise, Whitecliff. Elle s'installe dans une maison solitaire dont le loyer modique est vite expliqué par la présence du fantôme d'un marin. Nullement effrayée, Lucy Muir est bien décidée à lui tenir tête. Rapidement, le capitaine se rend compte qu'il a tout à gagner à tolérer la présence de Lucy et de ses enfants. Mrs. Muir et le fantôme du capitaine vont trouver un terrain d'entente et voient leur complicité s'étoffer au fil des années.

Le fantôme et Mrs. Muir, paru en 1945 en Angleterre, est le seul roman de R. A. Dick, alias Josephine Leslie a avoir été traduit en français. Il a fait l'objet d'une adaptation au cinéma donc, mais aussi la télévision sous le titre Madame et son fantôme dans les années 1960.

Une des forces du roman, comme celle du film, est la confrontation d'une jeune femme douce mais déterminée, à un capitaine au long cours au langage très libre. C'est une association cependant fructueuse, où chacun trouve son compte, d'une manière ou d'une autre. Personnellement, je ne verrais pas d'inconvénient à me laisser conseiller par un fantôme ronchon mais bienveillant ni à taper à la machine (ou sur mon ordinateur...) le best-seller qu'il me dicterait ! Au-delà du plaisir de voir « cohabiter » ce duo pour le moins étonnant, Mrs. Muir constitue le témoignage d'une époque où il était inconvenant pour une veuve de vivre selon ses souhaits ; nombreuses sont les tentatives de son entourage pour l'encourager à retourner chez sa belle-sœur pour mener la vie attendue.

Au début, l'adaptation est tellement fidèle au récit qu'on a presque l'impression de lire une novélisation ; je trouvais ma lecture plaisante, mais sans plus, ayant du mal à percevoir la plus-value que pouvait m'apporter cette lecture par rapport au film. La plupart du temps, lorsqu'on lit un roman après avoir vu le film, on y découvre de plus larges pans de la vie des personnages ou de leur ressenti, mais ce n'était pas le cas. Finalement, des différences ont fini par émerger, parfois minimes, parfois notables, comme l'existence d'un fils aîné, Cyril, qui n'apparaît pas dans le film. Le lecteur en apprend davantage sur la vie adulte d'Anna. Un passage, différent du film, m'a franchement déplu, celui où Mrs. Muir, pourtant aimante, se montre prête à abandonner ses enfants pour se consacrer à Fairley, son amant, un sombre individu qui paraît encore plus manipulateur que dans le film. Malgré tout,  je dois donc avouer que je préfère le film, peut-être parce qu'il est ancré en moi depuis longtemps mais aussi parce que je lui trouve plus de poésie. Le temps qui passe, matérialisé par l'inscription du nom d'Anna qui s'érode peu à peu sous l'action des vagues, est symbolisé de manière plus fine que ne le font les ellipses du roman, mais pour le coup, c'est l'avantage de l'image sur l'écrit. J'ai été surprise également que le capitaine n'apparaisse jamais physiquement alors qu'il a tant de présence à l'écran (forcément!) ; seule sa voix est perceptible ; mais quelle voix ! Une voix de marin, digne de celle du capitaine Haddock...

En résumé, le roman est agréable à lire mais ne me laissera pas une empreinte aussi forte que le film.

 Prolongations chez Lou et Hilde !

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02 novembre 2018

Un peu de recul, chère Isabel ! Isabel Dalhousie, tome 11, Alexander McCall Smith

« Tous les bébés ressemblent à Winston Churchill, aimait répéter son père. » (p. 135)

 Un peu de recul

Une fois encore, je retrouve avec plaisir l'univers édimbourgeois raffiné d'Isabel Dalhousie. Mariée à un musicien plus jeune qu'elle et désormais mère de deux garçons, Isabel mène toujours une vie paisible entre la direction de sa revue d'éthique appliquée, les coups de main qu'elle donne à l'épicerie fine de sa nièce Cat, sans parler de l'aide discrète qu'elle apporte aux personnes qui lui en font la demande. Ici, il s'agit de savoir si une de ses relations, qui s'est mise en tête de jouer les entremetteuses, ne s'est pas fourvoyée en proposant un homme peu recommandable...

La vie suit son cours à Edimbourg ; Isabel est cependant moins sereine que d'habitude au début du récit, ce qui paraît naturel avec l'arrivée d'un nouveau bébé. Elle y gagne ainsi en naturel. Sa relation avec Jamie semble franchir un cap également. Le si parfait Jamie laisse voir pour la première fois une (petite) fêlure.

Les années ont passé depuis le tome 1, les technologies évoluent à grands pas ; c'est un régal de voir les personnages s'interroger sur de nouveaux moyens de communication qu'ils ont du mal à apprivoiser. « Notre époque est narcissique, dit Isabel. Mais je ne comprends absolument pas l'intérêt de vivre sa vie en public. Alors que tout le monde passe son temps à afficher le moindre détail de sa vie sur les réseaux sociaux, photos à l'appui. "Moi, en train d'attendre le train." "Moi, en train de faire des sandwiches." Et ainsi de suite. » (p. 138).

Les petites digressions chères à l'auteur sont toujours au rendez-vous : sur la différence entre les sociopathes et les psychopathes, sur l'importance de connaître la latitude à laquelle on vit (n'est-ce pas ?!) ou encore sur la perspective de lire l'Enéide au lit...

Si l'intrigue, comme toujours, s'installe tranquillement, quelques péripéties, cependant, concernant la vie personnelle de Jamie et de Cat relancent l'intérêt du lecteur pour la suite des événements.

***

p. 123 « Parfois, il y a des petites choses qui valent la peine d'être faites, même si leur effet est minuscule. »

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01 novembre 2018

La justice de l'inconscient, Frank Tallis

La justice de l'inconscient est le premier tome de la série intitulée « Les carnets de Max Liebermann ». A Vienne, en 1902, Max Liebermann exerce le métier de psychiatre à l'hôpital. Imprégné des récents travaux de Freud, il est très réticent face aux méthodes employées par ses confrères pour traiter l'hystérie comme les électro-chocs. De son côté, l'inspecteur Oskar Rheinhardt, ami de Max, mène une enquête sur le décès suspect d'une spirite. Cette dernière a été tuée d'une balle en plein cœur ; pourtant, il n'y a pas de balle dans son corps et chose étonnante, elle était enfermée à clé, de l'intérieur, dans sa propre salle de réception. Des forces surnaturelles semblent être à l’œuvre...

La justice de l'inconscient

Ce roman faisait partie de ma PAL 2018 – que j'ai bien du mal à négocier mais c'est une autre histoire. Je voulais le lire depuis un certain temps mais j'hésitais à me lancer. Et finalement, je l'ai dévoré en quelques jours. J'ai tout d'abord été enthousiasmée par cette promenade dans la Vienne de 1902. On va à l'opéra, on savoure un Pharisaër sur le Graben tout en lisant le Wiener Zeitung ; on rencontre Freud, on va même assister à un concert dirigé par Gustav Mahler et découvrir les œuvres alors décriées de Klimt à l'exposition de la Sécession. Ce n'est pas pour autant une reconstitution superficielle ; on découvre aussi que la condition féminine n'avait rien d'enviable et on assiste à la montée de l'antisémitisme. Le contexte est crédible et bien documenté.

J'aime aussi tout ce qui touche à l'ésotérisme – ce n'est pas pour rien que je participe au challenge Halloween ! Je ne fais pas tourner les tables mais j'apprécie les séances de spiritisme dans la fiction.

Enfin, le duo formé par Max et Oskar est à la fois efficace et drôle. Leurs dissemblances n'ont d'égale que leur complicité. L'un est marié, l'autre non. Oskar n'est pas indifférent au surnaturel tandis que Max est athée et rationnel. Et détail amusant, Oskar n'apprécie pas les penchants de son camarade pour l'Art Nouveau...

Bref, je ne devais plus acheter de livre mais j'attends déjà le tome 2, Du sang sur Vienne, déniché d'occasion sur le net. Les bases sont posées pour la suite. J'ai hâte de retrouver Max et Oskar ainsi que leurs familles respectives...J'avais déjà eu un coup de cœur pour La chambre des âmes il y a quelques années. Cette lecture confirme mon goût pour cet auteur britannique, bien que La justice de l'inconscient soit complètement différent.

Et vous, avez-vous déjà lu cet auteur ? Etes-vous aussi enthousiastes que moi ?

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Chez Lou et Hilde

19 octobre 2018

Read-A-Thon du Challenge Halloween 2018

 

 

C'est parti pour le marathon rituel d'Halloween, concocté par nos organisatrices Lou et Hilde ! Ce sera une participation en demi-teinte pour moi parce que j'ai un week-end bien rempli (des réjouissances en perspective demain soir et mes petits vampires à véhiculer d'un endroit à l'autre dans la journée) mais ce sera déjà mieux que l'année passée où j'avais dû renoncer, faute de temps.

J'espère avancer dans ma lecture en cours, Le livre perdu  des sortilèges de Déborah Harkness, mais aussi passer du temps en compagnie de Mrs. Muir et du fantôme du capitaine Gregg, ou encore terminer un ou deux livres que j'ai négligés ces derniers temps, à mon grand regret.

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Mes phases de lecture seront bien sûr entrecoupées de pauses culinaires, avec entre autres, la préparation de la pumpkin pie que j'avais faite il y a quelques années.

Pour l'instant, je commence tranquillement avec une soupe chaude en attendant d'aller garnir ma quatrième pizza de la semaine...

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Les participant·e·s : Bidib - Caroline JoyChicky PooHildeL'Or Rouge - LouMyrtille - Nathchoco - Soukee - Soukee

 

Samedi 20 octobre

13h24

Le RAT a repris tout doucement ce matin. Levée tôt pour emmener mes petites vampiresses à la piscine, j'ai ensuite enchaîné avec les courses. Là, je vais enfin pouvoir m'octoyer une petite pause lecture dans ma chambre ensoleillée avant d'aller préparer une tarte soleil pour l'invitation de ce soir. Mais avant, je vais aller voir où vous en êtes !

16h11

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A défaut de lire, j'ai fait ma tarte soleil. Je ne vous ferai pas l'injure de vous dire combien j'ai lu de pages depuis le début du RAT... J'espère bien me rattraper demain. Bon après-midi lecture à vous !

Dimanche 21 octobre

11h40

Que le temps passe vite ! Après la belle soirée d'hier, nous sommes rentrés tard. Alors que je profite généralement de la grasse matinée de mes petits vampires pour avancer dans mon travail, ce sont eux qui m'ont réveillée ce matin à dix heures. Ils étaient tout mignons à se préparer un petit plateau télé sans faire de bruit ! J'ai donc suivi le mouvement et pris un solide petit-déjeuner, car j'ai bon appétit le matin : Van Houten à la Stévia, pain bio aux noix, confiture de groseille maison et petite entorse au zéro déchet, des tartines briochées.

 

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Maintenant, avant de me (re)mettre à lire, je vois aller voir mon cheptel de néo-rurale : les lapins attendent que je fasse un peu de ménage dans leur cage et les poules ont besoin d'un peu de paille.

Je ne résiste pas au plaisir de partager avec vous une citation du joli roman pour la jeunesse que je lis, J'ai laissé mon coeur dans les brumes d'Edimbourg : 

"En Ecosse, les fantômes ne manquent pas, c'est bien connu. Beaucoup d'Ecossais y croient, des parapsychologues et des pseudo-scientifitiques du monde entier viennent d'ailleurs visiter Stirling Castle, les catacombes d'Edimbourg, son château ou le cimetière de Greyfriars pour tenter de capter la voix des morts et se livrer à toutes sortes d'analyses. Moi qui ne jure que par la science, je ne pense pas que les fantômes existent. Si on me prouve le contraire, je changerai peut-être d'avis, mais ça n'est pas près d'arriver." 

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A tout à l'heure !

13h11

Les lapins et les poules sont tout propres ! Là je vais me mettre en cuisine vite fait avant de pouvoir lire un peu. Il nous reste quelques légumes au jardin...

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15h49

Après un repas tardif, je vais enfin commencer à lire ! Si ça continue, ce week-end fera partie de ceux où j'ai le moins lu ! Après avoir nettoyé les animaux, j'ai entrepris de congeler mes dernières petites récoltes. J'avais encore plein de persil. Ensuite, j'ai fait des oeufs à la florentine. Ce n'est pas très halloweenesque mais on pourrait dire que ce sont des yeux d'Alien ?!

Sinon je pense que la Pumpkin Pie va attendre malheureusement, sinon je n'aurai vraiment pas le temps de lire !!

Oeufs florentine

 18h44

Après une petite pause lecture, qui s'est malheureusement transformée en petit dodo (!), il est temps de faire un petit bilan (on ne se moque pas ! ;))

- Le livre perdu des sortilèges, Déborah Harkness : 20 pages. Je le lis à petites doses pour le savourer. 

- Le Fantôme et Mrs. Muir : terminé, soit 111 pages lues

- J'ai laissé mon coeur dans les brumes d'Edimbourg : 70 pages lues. 

Un petit score, soit le tiers de ce que j'avais envisagé. Le nombre diabolique de 666 était mon objectif pour cette session. Pour l'heure, je dois aller préparer des petites choses à grignoter pour mes petits vampires et commencer sérieusement à faire les bagages. Mais je ne désespère pas de poursuivre ma lecture dans la soirée ! 

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