La bibliothèque de Northanger

20 février 2017

13 à table, 2017, collectif

13 à table

Comme tous les ans, des auteurs français reconnus, les éditions Pocket, les distributeurs, etc. s'associent pour donner naissance à un recueil de nouvelles dont les bénéfices sont reversés aux Restos du coeur (un livre acheté = 4 repas financés).

Cette année, les nouvelles sont placées sous le signe de l'anniversaire. Classique ou funeste, couronnement d'une vie ou sinistre commémoration ; les bougies sont présentes dans chacune de ces histoires mais pas toujours soufflées de bon cœur…

 

Les anniversaires familiaux

 Un joyeux non-anniversaire de Françoise Bourdin évoque bien sûr Lewis Carroll. Mais ce n'est pas un univers complètement décalé pour autant, juste un anniversaire qu'on fête dans l'espoir que le principal intéressant se manifeste. Attendrissant.

Bienvenue chez Suzanne Clavérie-Berard - Tatie Danielle pour les intimes-, qui vous invite à fêter ses Cent ans et toutes ses dents (François d'Epenoux).

Tu mens, ma fille ! Ou l'histoire d'une autre centenaire…

 Les anniversaires qui tournent mal

 C'est un anniversaire fatal qui nous attend sur Le chemin du diable de Maxime Chattam, qui, en quelques lignes, installe une atmosphère angoissante comme il les aime (et moi aussi) !

 En revanche, l'âme sensible que je suis n'a pas apprécié l'anniversaire n°4 (Le voilà, ton cadeau, Caryl Férey). Trop glauque, trop violent. Idem pour L'Echange de Bernard Minier.

J'ai appris le silence de Karine Giébel raconte l'histoire d'une vengeance ; tout est en place, et pourtant... Une nouvelle à chute à savourer.

Hémoglobine en vue chez Frank Thilliez avec Lasthénie. Surprenant et efficace !

Les anniversaires chargés en émotions

Un papa qui essaie de concocter un anniversaire inoubliable pour les dix ans de son fils, quitte à affronter les éléments dans Le soleil devrait être au rendez-vous dimanche. Une histoire d'amour envoûtante dans Accords nus de Marc Levy.

Et ma préférée, celle qui m'a permis de « rencontrer » Agnès Lugand-Martin : Merci la maîtresse. La narratrice, une maman débordée toujours en retard à l'école, est choisie pour préparer le goûter de départ de l'amoureuse de son fils. Pas facile quand on est complètement désorganisée (toute coïncidence avec la blogueuse ne serait nullement fortuite...). D'autant plus qu'elle doit officier avec Eric, le père de la petite, qui est loin d'être enthousiaste. Il va donc falloir composer… Emotion aussi avec Les 40 ans du fakir, un joli texte sur les retrouvailles, la croisée des cultures. Compassion pour Liza, qui retrouve sa voiture vandalisée par un ex-mari vindicatif alors qu'elle devait emmener sa fille en vacances. Liza trouvera une solution, mais le prix est lourd à payer (Fuschia, Yann Queffélec).

 Des nouvelles très variées donc, à découvrir d'urgence !

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14 février 2017

A table avec les amoureux, Claire Dixsaut

Une lecture de circonstance, n'est-ce pas ?

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La collection « A table avec » permet d’explorer un univers littéraire (A table avec Marcel Pagnol), pictural (A table avec Claude Monet) ou cinématographique à travers les papilles.

Ici, un quiz initial permet de tester ses connaissances en matière de comédies romantiques. Ensuite, les recettes sont classées en chapitres : Coup de foudre, Dîners magiques, Premiers baisers, Scènes de ménage, etc. Chaque recette est agrémentée d'une photo tirée du film, d'un court résumé et du dialogue qui correspond. Les films retenus (ainsi que quelques séries) sont variés et l'intitulé des recettes, original (A votre avis, quel film se cache derrière « L'agneau freudien » ? Indice : Kate Winslet casse l'ambiance à table en évoquant les récentes découvertes de la psychanalyse...)

Pour ma part, j'ai opté pour un couple légendaire, celui qui figure d'ailleurs sur la couverture, à savoir Scarlett O'hara et Rhett Butler. J'ai toujours aimé le Autant en emporte le vent, le film, et j'ai lu le roman à 14 ans. Il était donc naturel pour moi de cuisiner les « Mi-cuits Lune de miel », en référence au voyage de noce de nos deux tourtereaux à la Nouvelle-Orléans.

A table avec les amoureux

 

 110 grammes de chocolat noir en morceaux

90 grammes de beurre

80 grammes de sucre

1 cuillère à soupe de miel

40 grammes de farine

3 œufs

1. Au bain-marie ou au micro-ondes, faites fondre le chocolat (2 x 15 secondes) et le beurre (15 secondes). Tamisez la farine.

2. Fouettez au batteur électrique les œufs entiers avec le sucre et le miel jusqu'à ce qu'ils fassent le ruban. Incorporez au fouet le beurre et le chocolat fondu, puis la farine.

3. Préchauffez le four à 190°. Beurrez vos ramequins, saupoudrez-les de sucre, retournez pour faire tomber l'excédent. Remplissez vos moules aux trois quarts. Enfournez 5 minutes.

4. Laissez refroidir 5 minutes avant de démouler, ou ne démoulez pas. Servez tiède. L'extérieur est moelleux et le cœur, liquide. Vous pouvez préparer ce gâteau le matin pour le soir et le réchauffer 10 secondes au micro-ondes.

 

Si à votre tour vous avez envie de faire la Soupe bleue de Bridget Jones, de savourer un menu frugal Sur la route de Madison, de tester l'absinthe de Dracula ou encore de partager des Spaghetti Bella Notte comme La belle et le clochard, lancez-vous !

 

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05 février 2017

L'Auberge de la Jamaïque, 1941

p. 59 « Il y a des choses qui se passent à la Jamaïque, Mary, que je n'ai jamais osé dire. Des choses affreuses. Des choses sinistres. Je ne pourrai jamais te les raconter. »

 L'auberge de la jamaïque

Au XIXème siècle, sur la côte anglaise. La jeune Mary Yellan s'éloigne de son Helford natal, destination L'auberge de la Jamaïque, où elle doit rejoindre sa tante Patience après le décès de sa mère. Chemin faisant, Mary apprend que cette auberge est plutôt mal famée. Et de fait, la jeune femme découvre dès son arrivée qu'elle est gérée par un homme violent et alcoolique, Joss Merlyn, le mari de sa tante. Cette dernière, autrefois coquette et enjouée, n'est plus que l'ombre d'elle-même tant elle craint son mari. D'abord épouvantée, Mary décide de rester pour soutenir Patience et l'aider à prendre ses distances.

C'est un roman très sombre qui s'annonce dès les premières pages. Les éléments eux-mêmes semblent s'accorder au tempérament brutal de l'oncle Joss « vent violent, ciel de granit ». C'est un univers glauque, très éloigné des demeures raffinées de Rebecca et de Ma cousine Rachel. Le cadre est digne des Hauts de Hurlevement : la lande est battue par les vents et les pluies, l'auberge semble coupée du reste du monde. Et c'est sans compter bien sûr les sinistres événements qui se déroulent dans cette auberge, et dont Mary devine rapidement l'existence. On ne peut qu'admirer la force intérieure de ce personnage : au lieu de quitter les lieux, ce qu'elle serait en droit de faire, elle tient à rester dans l'intérêt d'une tante qu'elle n'avait pas vu depuis des années. Bien que jeune encore, Mary porte sur le mariage un regard lucide et désabusé ; elle projette de tenir une ferme, seule, sans jamais se marier. Mais elle ne tarde pas à comprendre qu'en matière d'amour, on ne peut pas tout contrôler, et que comme sa tante, elle pourrait tomber amoureuse d'un mauvais garçon… J'aime aimé cette dualité : les certitudes, les projets rationnels d'un côté, et la tentation de l'autre. Encore un fois, pas de manichéisme par ici. Même l'oncle repoussant, aussi bien moralement que physiquement, ne laisse pas Mary totalement insensible. Avec L'Auberge de la Jamaïque, on explore les complexités de l'âme humaine. Les certitudes de Mary vont être ébranlées, mises à l'épreuve par le duo Joss/Jem, l'oncle et le frère de l'oncle, les deux facettes d'une personnalité trouble et changeante. « Elle comprit pour la première fois que l'attraction et la répulsion se côtoyaient et qu'il y avait peu de marge entre elles. » (p. 207)

Une lecture sombre mais passionnante, pour tous ceux qui ont envie de frissonner dans un cadre hostile et désolé…

***

p. 204 « Elle était maintenant seule, prise au filet, un réseau tissé de brutalité et de crime ; elle vivait sous un toit qu'elle haïssait, parmi des gens qu'elle méprisait ; elle foulait une lande désolée, hostile, pour rencontrer un voleur de chevaux et un assassin. »

p. 320 « J'ai vu le bateau sortir du brouillard sans rien pouvoir faire… j'étais là toute seule dans le vent et la pluie. Il m'a fallu les regarder mourir. »

Challenge Daphné du Maurier

16 janvier 2017

L'île des beaux lendemains, Caroline Vermalle, 2014

« Notre dame de l'île, Terra Incognita d'elle-même, allait-elle trouver ce qu'elle cherchait ici avant qu'il ne soit trop tard ? »

L'île des beaux lendemains

Un couple de septuagénaires mal assorti. Des retrouvailles. Des regrets. Une renaissance. Il n'est jamais trop tard pour « devenir qui l'on est » (Nietzsche, citation découverte dans le dernier Flow…).

A l'occasion de ses soixante-treize ans, Jacqueline Le Gall prend conscience qu'elle n'a pas mené la vie qu'elle souhaitait. Soudain, elle décide de partir pour l'île d'Yeu, retrouver la cousine avec laquelle elle a été élevée, et qu'elle n'a pas revu depuis son propre mariage, cinquante ans plus tôt. Naturellement, en cinq décennies, les choses ont beaucoup changé, et la cousine Nane n'est plus la même. De Son côté, Marcel, le mari abandonné, va se lancer un défi un peu fou pour retrouver son épouse...

J'ai passé un agréable moment en compagnie de ces seniors qui veulent réaliser leurs rêves de jeunesse ; ils sont tous très attachants, avec leurs passions (la nage dans la Loire pour Marcel, les supernovae pour Paul, le parrainage des enfants pour Jacqueline). Nane est sans nul doute la plus authentique avec ses manière directes, son parler cru et sa chaleur humaine. Sa maison sur l'île d'Yeu constitue un refuge pour tous ceux qui en ont besoin, que ce soit pour se ressourcer, pour trouver un sens à sa vie ou remettre au jour de lointains souvenirs…

La narration est originale et poétique puisque ce sont les papillons et les vents qui comblent les blancs en communiquant entre eux, faisant le lien entre les progrès de Marcel et la retraite silencieuse de Jacqueline. En deux petits centaines de pages, ce court roman en dit long sur les petits ratés ou les occasions manquées, jusqu'au jour où...

 ***

p. 25 « Les insectes n'ont pas le goût des révolutions, mais certains d'entre eux sont des poètes. C'est l'apanage de ceux qui savent que la vie est courte. »

p. 76 « Parce qu'il savait qu'au fond de son corps vieillissant se cachaient les supernovae, ces étoiles géantes encore plus grandes que le soleil. »

***

Merci Nath, pour la découverte !

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15 janvier 2017

Dewey, Vicki Myron et Bret Winter, 2009

 

p . 214 « Et la règle d'or de tout chat de bibliothèque, valble sans limitation de durée :

 

N'oubliez jamais, et ne laissez jamais les humains oublier qu'ici, c'est chez vous ! »

Dewey

 

Le 18 janvier 1988, Vicki Myron, bibliothécaire à Spencer, découvre, dans la boîte à livres, un chaton roux transi de froid. Très vite, l'évidence s'impose : le chaton va rester à la bibliothèque et prendre le nom de Dewey, comme la classification décimale mise au point au XIXème siècle. Peu à peu, Dewey prend ses marques et attire l'attention, jusqu'à devenir célèbre dans le monde entier.

A travers une succession de chapitres thématiques, l'auteure nous raconte comment Dewey est devenu l'attraction locale. Elle évoque aussi les péripéties qui ont jalonné la vie du chat (ses petites manies comme dormir au rayon western, ses préférences alimentaires, ses jeux, etc.) mais aussi les événements, souvent tragiques, de son existence à elle, qui s'entrecroisent. 

Dewey n'est pas seulement un hommage rendu à ce chat attachant, c'est aussi une chronique de la vie quotidienne dans une petite commune rurale de l'Iowa, des années 80 à nos jours, les bouleversements dus à l'industrialisation de l'agriculture, menaçant pendant un moment l'avenir de Spencer. On y découvre aussi rapidement l'histoire des bibliothèques de style néo-classique Carnegie, du nom de cet industriel philanthrope qui finança aussi le célèbre Carnegie Hall à New York. Et surtout, Vicki Myron nous fait entrer dans les coulisses de sa bibliothèque, nous montrant son évolution avec l'arrivée des nouvelles technologies.

J'ai refermé le livre avec une certaine tristesse évidemment. On sait que Dewey est mort en 2006, à un âge tout à fait vénérable, grâce à la quatrième de couverture ; malgré tout, à force de lire le récit de ses aventures, on a l'impression qu'il est devenu immortel.

Un petit bémol, le récit est souvent au premier degré ; Vicki Myron rappelle à plusieurs reprises que Dewey a changé sa vie et même celle des habitants de Spencer, ce qui peut paraître exagéré pour une personne extérieure à l'histoire. Mais il faut reconnaître que nos compagnons à quatre pattes cheminent un long moment avec nous et font partie de notre histoire ; quand je pense aux chiens et chats de mon enfance, c'est toujours avec nostalgie et affection. Ma vie aurait sans doute été différente sans eux. J'arrive donc à comprendre ces élans presque lyriques qui peuvent paraître un peu mièvres.

Reste que la présence de Dewey est une expérience enrichissante ; il a rendu l'atmosphère plus chaleureuse, créé des liens entre les lecteurs, aidé des enfants à s'épanouir… Personnellement, il ne me déplairait pas de voir des animaux dans les lieux publics, plutôt que d'évoluer dans des univers aseptisés et impersonnels. Evidemment c'est plus compliqué quand on est allergique ; le problème est d'ailleurs évoqué dans le livre. Mais je me verrais bien faire cours avec un chat ronronnant sur mon bureau par exemple ! Et ça n'est pas seulement une lubie de ma part à en juger par le succès des bars à chats en ce moment…

***

p. 13 « Quelle influence un animal peut-il avoir ? Combien de vies un chat peut-il toucher ? »

p. 159 « Il voulait explorer. Escalader. Et, surtout, il voulait franchir de nouveaux obstacles. Nous qualifiâmes son état de phase Edmund Hillary, d'après le célèbre alpiniste. »

 Le site dédié à Dewey : http://deweyreadmorebooks.com/

Une vidéo parmi d'autres :

 

 Challenge animaux du monde

Première participation au Challenge des 12 thèmes pour une lecture doudou : l'histoire d'une boule de poils dans un monde de livres, quoi de mieux ?!

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14 janvier 2017

Challenge Animaux du monde

Organisé par Sharon, ce défi est l'occasion de réunir deux passions : la lecture, et nos amis les animaux (notamment les chats en ce qui me concerne). Cliquez sur le logo si vous voulez nous rejoindre. 

Challenge animaux du monde

Voilà les livres que j'aimerais présenter pour l'occasion :

Dewey, Vicky Myron

Dewey

Le froid modifie la trajectoire des poissons, Pierre Szlalowski

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20 ans avec mon chat, Mayumi Inaba

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Demain les chats, Bernard Werber, apporté par le père Noël...

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Les nuits du chat botté, Jean-Christophe Duchon-Doris, "Un sérial killer dans la Provence du XVIIIème siècle"

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Danse avec les loups, Michael Blake

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Le tigre blanc, Aravind Adiga

Couverture Le tigre blanc

Le chat dans le cercueil, Mariko Koike

Couverture Le chat dans le cercueil

Le chat qui connaissait Shakespeare, Lillian Jackson Braun

Couverture Le chat qui connaissait Shakespeare

Le lion, Joseph Kessel

Couverture Le Lion

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07 janvier 2017

Agatha Raisin tome 2, Remède de cheval, M. C. Beaton

 

Remède de cheval

 

Nous voilà de retour à Carsely où Agatha, jeune retraitée des relations publiques, s'ennuie déjà après la résolution d'un meurtre dans le premier tome. Heureusement, l'arrivée d'un séduisant vétérinaire va relancer l'intérêt d'Agatha pour le village, d'autant plus lorsque celui-ci est retrouvé mort dans l'écurie de lord Pendlebury. Accompagnée de son charmant voisin James Lacey, Agatha commence à mener l'enquête, persuadée une nouvelle fois qu'il s'agit d'un crime. Quoique poussés par des motivations différentes – James, face à l'angoisse de la page blanche, cherche n'importe quel prétexte pour différer son projet d'écriture d'une histoire militaire ; Agatha, quant à elle, l'embarque dans cette histoire avec la vague intention de lui mettre le grappin dessus – ils vont constituer un duo de choc…

 

Quel plaisir de retrouver Agatha ! Désormais, elle fait partie de mes amies intimes, au même titre qu'Isabel Dalhousie, même si c'est pour des raisons bien différentes. Autant Isabel est raffinée et cultivée, autant Agatha est rustre et égocentrique. Mais c'est bien ce qui m'amuse. Elle ne s'en laisse pas conter et n'hésite pas à écraser les autres pour parvenir à ses fins. Dans ce nouvel opus, comme elle a décidé de s'attaquer à la gent masculine, elle me fait penser à une Bridget Jones qui serait devenue amère et grincheuse… et pas très douée pour séduire ! Elle accumule les bourdes et se couvre de ridicule, pour notre plus grand plaisir ! Aux côtés du flegmatique James, Agatha fait figure de brute épaisse. Et c'est sans compter ses rivales, les autres célibataires de Carsely qui se pâment devant James. Saura—t-elle malgré tout conquérir le cœur de ce solitaire ?

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05 janvier 2017

Le challenge des 12 thèmes

Un défi stimulant pour l'année 2017 : le challenge des 12 thèmes chez A little-bit-dramatic !

Janvier : Thème « Un plaid, une cheminée, un chocolat chaud » → une lecture qui sent bon le feu de cheminée et qu'on a envie de lire en se blottissant chaudement avec un plaid et une boisson chaude. 

Je pense présenter Dewey de Vicky Myron, l'histoire vraie de ce chat qui a vécu pendant 19 ans dans une petite bibliothèque municipale de l'Iowa. A lire au coin du feu avec un chat sur les genoux bien sûr !

 

Février : Thème « Cœurs sur toi » → février, c'est le mois des amoureux. Si on lisait une romance ? Epoque, lieux, vous avez l'embarras du choix ! ! 

Un titre irrésistible, Le diable s'habille en tartan !

 

Mars : Thème « My tailor is rich » → un livre dont l'action se passe en Angleterre. 

Je n'ai pas encore choisi de livre mais je ne m'inquiète pas car j'ai des réserves de littérature british...

Peut-être La chute du British Museum de David Lodge.

 

Avril : Thème « Plume d'oie et cire à cacheter » → un classique de la littérature, française ou internationale.

Au bonheur des dames d'Emile Zola ou Les Dames vertes de George Sand, selon l'humeur du moment, ou peut-être Le temps des secrets de Marcel Pagnol...

 

Mai : Thème « Têtes couronnées » → un roman ou une biographie dont le personnage central est un roi ou une reine. 

Une biographie que j'ai hâte de lire : Mary Stuart de Stefan Zweig

 

Juin : Thème « Du Saint-Laurent au Rio Grande » → un livre dont l'action se passe en Amérique.

Un récit écologique sur l'expérience de la romancière pour adopter un mode de vie plus respectueux de la nature : Un jardin dans les Appalaches de Barbara Kingsolver.

 

Juillet : Thème « Lecture sur le sable » → un livre idéal pour la plage, que vous soyez en vacances ou non. 

Pas d'idée pour l'instant, peut-être un polar scandinave, comme chaque été pour me rafraîchir...

 

Août : Thème « Empreintes » → ce mois-ci, je vous propose de lire un roman policier. On en a tous dans notre PAL ! ! Encore une fois, le choix de l'époque, du lieu, des personnages, est libre. 

Crime par ascendant de Ruth Rendell qui attend depuis des années...

 

Septembre : Thème « Grande Découverte » → ce mois-ci, nous lirons un livre d'un auteur dont on découvre l'oeuvre. 

Pourquoi pas La fleur de l'illusion de Keigo Higashino, un polar japonais.

 

Octobre : Thème « Rose » → parce que c'est Octobre Rose, nous lirons donc un livre dont la couverture sera rose ou possédera des touches de rose.  

Un feel good qui a rejoint ma PAL pendant les vacances de Noël : Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows

 

Novembre : Thème « Thé matcha et poivre du Sichuan » → un livre dont l'action se passe en Asie, tous pays confondus. 

Impératrice, Shan Sa

 

Décembre : Thème « Noël et ses merveilles » → un livre dont le thème central est... Noël, bien évidemment !

Rien dans ma PAL pour l'instant...

 

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01 janvier 2017

2016 s'achève... Place à 2017

Je vous souhaite une belle année à tous, pleine de découvertes et de lectures enrichissantes, mais pas seulement...

 

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Le premier janvier, c'est aussi l'occasion de faire le point. C'est la seule fois de l'année où je parcours mon blog afin de voir quelles lectures m'ont marquée sur le long terme... Si les chroniques ne sont pas aussi fréquentes que je le souhaiterais, le blog me permet tout de même de conserver une trace de mes passions et surtout, d'échanger avec d'autres lectrices compulsives...

Dernier coup de coeur en date : La mémoire des embruns, un roman australien de Karen VIggers

La mémoire des embruns

Le film Everest et le témoignage dont il est inspiré (mais pas encore chroniqué...)

 

 

 

 

Autre coup de coeur, Ma cousine Rachel de Daphné du Maurier ; en février, nous lisons L'auberge de la Jamaïque, chez Nath, j'espère qu'il me plaira autant !

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Une plongée dans l'univers des quakers, dans l'Ohio du XIXème siècle : La dernière fugitive, Tracy Chevalier

 

 

 

 

La série Agatha Raisin, découverte chez Nath : un concentré de bonne humeur british !

 

 

 

 

Un livre qui a changé mon quotidien : Zéro déchet de Bea Johnson

 

 

 

 

Une lecture pleine de soleil et de saveurs : Mille jours en Toscane

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Un thriller convaincant : Amelia de Kimberley McCreight

 

 

 

 

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28 décembre 2016

La mémoire des embruns, Karen Viggers, 2012

Cela faisait un petit moment que La mémoire des embruns me tentait, dans l'espoir de prolonger le plaisir d'Une vie entre deux océans, un autre roman australien qui m'avait beaucoup émue. Et puis il fallait être raisonnable, terminer d'abord la pile de livres qui m'attend. Mais finalement non, j'ai craqué quand j'ai découvert qu'il était sorti en poche !

 

La mémoire des embruns

Le prologue a tout pour piquer la curiosité du lecteur : Mary Mason, une dame âgée, reçoit la visite d'un homme qu'elle n'a pas vu depuis plusieurs décennies. Celui-ci lui remet une lettre susceptible de rétablir la vérité. Mais évidemment, on ne sait pas encore laquelle, tout au plus peut-on suspecter un secret de famille enfoui depuis des générations…

Suite à cette visite inattendue, Mary, en dépit de sa vulnérabilité, trouve le moyen de regagner l'île Bruny, où elle a passé de nombreuses années en compagnie de son mari Jack et de ses enfants. Mais alors qu'on pense que ce pèlerinage va lui apporter la paix, on s'aperçoit qu'en réalité, les réminiscences qui lui parviennent ramènent à la surface une réalité infiniment plus complexe…

Parallèlement, un récit à la première personne nous permet de côtoyer Tom, le fils cadet de Mary, un homme solitaire et taciturne, profondément affecté par un voyage en Antarctique fait bien des années auparavant…

Dernier coup de cœur de l'année 2016, à moins que d'ici la fin du mois, je réussisse à lire, et surtout à chroniquer un autre livre qui me ravirait autant ! J'ai un faible pour les îles, où l'homme renoue le contact avec la nature, entre en communion – ou en lutte – avec les éléments. De ce point de vue-là, l'île Bruny ne manque pas de magie : Mary s'installe dans un vieux cottage à quelques mètres de la plage, à une époque où le ressac fouette la roche déchiquetée.

L'évocation de l'Antarctique est sublime aussi ; il faut dire que depuis que j'ai vu Everest, je suis attirée par ces espaces inaccessibles et particulièrement hostiles. Pour les personnages, partir en campagne dans cette région du monde, c'est rompre totalement avec un mode de vie et la monotonie qui le caractérise. De plus, l'auteure étant vétérinaire, on sent une approche intéressante du règne animal dans cette zone particulière. J'ai aimé me dépayser dans cette région du monde si différente de la nôtre : « Derrière la maison, les hautes silhouettes des eucalyptus au bord de la rivière. Quand le vent soufflait, elle aimait se tenir sous ces arbres monumentaux qui portaient aussi le nom de gommiers blancs et regarder les longues bandes d'écorce rugueuse claquer contre les troncs tandis que leurs feuillages se balançaient tout là-haut contre le ciel » (p. 76).

Une belle réflexion aussi sur l'amour conjugal, les difficultés à préserver la flamme ; plus que la passion, une relation durable et réussie pour Mary est celle qui permet d'être ensemble le plus sereinement possible. Et du même coup, une définition du bonheur toute de simplicité et d'acceptation.

Si vous avez envie de voyager, de voir des pétrels des neiges, d'assister à une aurore boréale (p. 278), de découvrir la vie quotidienne dans un phare, n'hésitez pas, ce livre est fait pour vous !

 ***

p. 19 « Cette lettre où fusionnaient passé et avenir était comparable à un lourd fardeau. »

p. 49 « Dans cette immensité, votre cœur devenait plus grand. »

p. 81 « L'île dont la beauté solitaire était rehaussée par la proximité du continent distillait une magie indéfinissable. »

p. 219 « Le temps passé miroitait sur les feuilles, mais rien ne pouvait être changé. »

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