Flavia

 

Flavia vit dans le manoir ancestral Buckshaw avec son père et ses deux sœurs aînées. Elle n'a quasiment pas connu sa mère, Harriet, disparue dans un accident d'alpinisme. Son seul lien avec cette dernière est un livre de chimie que Flavia a étudié avec passion. Depuis, elle est fascinée par les poisons qu'elle teste dans le laboratoire installé dans une aile du manoir pour son ancêtre, Tarquin de Luce. La vie suit tranquillement son cours ; mais alors que Flavia tente vainement d'empoisonner sa sœur aînée Ophélia, elle découvre un beau matin un inconnu agonisant dans le carré de concombres du potager. Flavia décide alors d'enquêter pour démasquer le vrai coupable, d'autant plus qu'elle redoute que son père soit mêlé, de près ou de loin, à ce meurtre.

J'ai beaucoup aimé cet univers décalé ; l'action de situe dans les années 50, mais a un petit parfum victorien de par les décors et l'atmosphère surannée. L'héroïne est bien sûr très particulière ; non seulement elle a une passion macabre mais elle est aussi très cynique pour son jeune âge. Et enfin, elle est très cultivée : ses connaissances en physique et en chimie sont impressionnantes ; le récit est par ailleurs truffé de références cinématographiques de l'époque qui donnent l'illusion de se promener dans l'Angleterre de l'après-guerre avec Gladys, la bicyclette de Flavia. Flavia de Luce pourrait être la cousine de Mercredi Addams étant donné la nature de ses passe-temps, ou encore, la sœur cachée des orphelins Baudelaire. Ajoutons à cela une petite touche de gothique à travers les lectures de Daphné qui dévore Le Château d'Otrante ! Mais en dépit de cette atmosphère très travaillée, j'ai trouvé l'intrigue assez ténue ; c'est l'occasion de découvrir l'histoire du Penny Black, le premier timbre émis en 1840, mais en-dehors de ça, l'enquête ne m'a pas vraiment embarquée.

J'ai cependant l'intention de poursuivre cette série pour en savoir plus sur la famille de Luce !

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p. 26 « A Buckshaw, les chambres, immenses et sombres, auraient pu accueillir des zeppelins. La mienne était la plus grande de toutes. Située dans l'aile est – celle de Tar -, elle paraissait encore plus immense à cause du papier peint datant du début de l'époque victorienne (jaune moutarde avec des formes rouges qui ressemblaient à des taches de sang). »

p. 27 « Imaginez ma déception lorsque je vis que mon papier peint ne contenait pas d'arsenic. »

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Deuxième lecture pour le british mysteries month chez Lou !

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