Les titres de Camilla Läckberg sont toujours énigmatiques. La princesse des glaces, le premier tome de la saga, ne fait pas exception à la règle.

La princesse des glaces

J'aime beaucoup l'été en particulier, me dépayser avec l'un de ces polars suédois qui me semblent rafraîchissants et originaux.

Erica Falck vit de sa plume en tant qu'auteure de biographies, plus précisément des biographies de femmes écrivains, telle Selma Lagerlof sur laquelle elle travaille au début du récit. Domiciliée à Stockholm, elle revient dans sa ville natale (qui est aussi celle de l'auteure), le petit port de pêche de Fjällbacka, pour faire du tri dans la maison de ses parents qui viennent de décéder brutalement. Comme si cela ne suffisait pas, elle découvre un matin le cadavre d'une amie d'enfance qu'elle n'avait pas depuis une vingtaine d'années, Alexandra Wijkner. C'est alors le début de l'enquête, et l'occasion de renouer avec l'inspecteur Patrik Hedström, une rencontre qui va tout changer…

Comme dans Le gardien de phare que j'ai lu l'été dernier, c'est moins l'enquête policière qui m'a séduite – quoiqu'elle soit convaincante - que le plaisir de flâner à Fjällbacka aux côtés des personnages. Erica paraît d'emblée sympathique parce qu'elle essaie d'aller de l'avant en dépit d'un deuil douloureux. On pourrait dire que c'est une Bridget Jones suédoise célibataire, indépendante et… gourmande ! En effet, elle a beau se raisonner, il est difficile pour elle de résister à une bonne pâtisserie, notamment en période de stress. Gourmandise qu'elle partage avec Patrik, ce qui en fait un duo attachant !

 Les éléments de la saga se mettent en place dans ce premier volume : on découvre les deux protagonistes, mais aussi des personnages secondaires touchants comme Anna, la sœur d'Erica qui vit une situation difficile ainsi que l'équipe du commissariat de Tanum, avec à sa tête un personnage détestable. Les personnages sont bien dessinés, et on se doute qu'on les verra évoluer d'un roman à l'autre (ce dont j'ai eu un aperçu avec Le gardien de phare), c'est donc un univers déjà bien construit. L'alternance des points de vue permet de se faire une idée plus précise de la personnalité de chacun, de ses tracas, de ses petits défauts. L'ensemble est dynamique et prenant.

 J'adore me projeter à Fjällbacka, imaginer la vie quotidienne dans ce petit port de pêche qui retrouve actuellement un regain de vitalité grâce au tourisme ; sentir les petits pains à la cannelle typiques ; grelotter en pensant aux températures fraîches...

Verdict : le tome 2, Le prédicateur, est déjà bien au chaud dans ma liseuse !

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Pour prolonger un peu le plaisir, voici quelques photos prises en Scandinavie par mes soins… Bon j'avoue, c'était à Europa Park, mais les décors sont soignés, on s'y croirait !

 

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Littérature suédoise

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